L'Instruction en Famille Nombreuse est une Aventure Formidable !

Aucune des photos mises sur ce blog n'est libre de droit. Je vous prie donc d'en tenir compte et de vous abstenir de toute copie ou téléchargement sans mon autorisation
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mardi 15 décembre 2015

Les billets de décembre



Les billets de décembre sont arrivés !

- Je réponds
- Les après-midi ici
- Mason vs Montessori ici
- Mon lave-vaisselle bio ici
- Etude de la langue : séance type ici
- Vocabulaire et expression écrite :  nos séances ici



PANAFRICA

Je fais rarement ici de la publicité pour d'autres produits que ceux qui auraient un lien avec l'instruction.
Mais avant Noël, je voulais vous parler de cette jeune entreprise crée par mon frère et un de ses amis. Le produit est simple, joli et éthique. 
 
Il n'est jamais facile de se lancer, donc si ces chaussures vous plaisent, si vous avez des cadeaux de Noël à faire...foncez !

Ils ont besoin de soutien, ils proposent de nombreux packs intéressants, dont un pour Noël...!
Et...il y a tout de même un lien avec l'instruction puisque chaque paire de chaussure achetée permet à un petit enfant d'Afrique d'être équipé pour une année de scolarité. 


Il s'agit d'un partenariat avec l'association Espoir d'Afrique.

BON SHOPPING!

Je réponds

"Je ne suis pas tout à fait d'accord sur la partie "imaginaire" de MM. L'imaginaire et les contes ne sont pas interdits mais reportés à après 6 ans. Avant l'enfant a besoin de concret et réel pour se construire et il développe un imaginaire basé là-dessus qui peut être très riche. "imaginaire" c'est juste quelque chose d'imaginer, inventer, pas forcément des choses irréelles. Après 6 ans, il sait ce qui est réel ou non et peut accéder à toutes ses histoires en sachant que ce n'est pas réel. Et ça viendra enrichir son imaginaire.
Sur le jeu, MM a élaboré sa pédagogie dans un contexte de classe d'enfants défavorisés, les jeux étaient peu présents à cet époque. En appliquant cette philosophie à l'IEF, évidement que les jeux ne sont pas proscris, ils viennent juste sur des temps différents (que l'enfant peut tout à fait choisir, pour lui jouer ou travailler c'est pareil, même intérêt). Et un enfant à la maison ce sera bien différent que dans une classe donc les choses sont à adapter."


"Je rejoins Anne Solard.

MM ne proscrit pas le travail de l'imagination, ni avant 6 ans ni après.
Elle préconise d'offrir avant 6 ans, la contemplation de la Création, du réel, par laquelle l'enfant va pouvoir construire son imaginaire. Le réel est suffisamment riche, n'est-ce pas ?! Cela rejoint, il me semble, CM (que je ne connais guère. Merci pour cet article fort intéressant !): l'observation de la nature.
Pour moi, cette précaution montessorienne de réserver l'irréel aux plus de 6 ans, est très respectueuse de l'enfant et dans le même temps, profondément chrétienne."


"Merci beaucoup pour ce récapitulatif intéressant.
Il manque toutefois à mon avis un rappel du contexte dans lequel ces pédagogies ont été construites : les familles aisées anglaises pour cm, les faubourgs populaires de Rome pour mm."


Tout d'abord je pense que MM n'interdit et ne proscrit rien ; c'était un esprit suffisamment libre !!! Vos explications sur MM et l'imaginaire, m'apparaissent comme correspondant à sa position sur le sujet. C'est en effet bien comme cela que j'ai compris la pédagogie MM dans ce domaine mais je ne partage pas son analyse, tout simplement. Et Maria Montessori ne rejoint pas Charlotte Mason non plus selon moi.

Je suis bien d'accord qu'il ne faut pas occulter le contexte. C'est un des reproches que je ferai aujourd'hui aux défenseurs acharnés et trop puristes de la pédagogie Montessori et de l'usage du matériel. Ils ont oublié le point de départ : pour quels enfants ? dans quel contexte? 
Lorsqu'on garde ceci à l'esprit, je trouve qu'on relativise bénéfiquement l'utilisation du matériel, les présentations etc...Montessori est devenu un business juteux voilà la réalité...!! 
Elle a su ouvrir une voie formidable, nous faire comprendre le fonctionnement de l'enfant, nous apprendre à le considérer comme une personne.
Mais je sais aussi que dans bien des écoles autrefois, des enfants parvenaient à apprendre et même avec joie! Ils savaient lire à 5 ans, compter, réfléchir et calculer. Pourquoi? Parce que les enseignants faisaient manipuler leurs élèves (boulier, balance, domino, carte, crayon etc...), parce que les élèves étaient confrontés dès 5 ans (âge du CP)aux 4 opérations, à de nombreux problèmes à résoudre. Tout le matériel MM n'est pas indispensable, loin de là. Et, oserais-je le dire? Sa progression ne me parait pas toujours pertinente.
Je constate dans le cadre de l'IEF, que l'enfant n'a pas nécessairement besoin du matériel MM pour comprendre les fractions, le tableau de l'addition et la soustraction l'ennuient, que le tableau de la multiplication demande de trop nombreuses manipulations de toutes petites perles. Si on laisse l'enfant apprendre à la maison de manière assez naturelle, avant 6 ans, il saura de nombreuses choses (ajouter, soustraire, écrire des nombres, compter assez loin, lire de petits mots, écrire des lettres, des mots, dessiner, différencier les couleurs, les formes géométriques, se verser un verre d'eau, se laver les mains etc...) sans utiliser aucun autre matériel que celui de la vie courante et en s'imprégnant de la vie de famille.

Je crois qu'il y a un axe sur lequel on doit travailler en profondeur avant même tout investissement de matériel- car nous avons vu qu'avec des choses simples, on parvient à des manipulations profitables- il s'agit de la POSTURE de l'enseignant/éducateur/parent.



Les après-midi

Nous arrivons à la dernière période du déroulement de nos journées de CE2/CM1.
Nous reprenons vers 13h50/14h00 (parfois plus tard) avec une lecture offerte suivie d'une narration. Je pioche mes lectures offertes de l'après-midi dans les domaines suivants : contes, mythologies, histoire de France, philosophie. Il s'agit d'une courte séance de 15 minutes. Elle a son importance car outre le fait qu'elle est un apprentissage en tant que telle, elle permet à tous de se remettre dans la bain, de se calmer avant de reprendre le travail. Il s'agit de lectures suivies sur 15 jours. J'alterne tous les 15 jours. Parfois, je n'alterne pas, je vais jusqu'au bout du recueil avant de commencer autre chose cela dépend du volume...! Lorsque nous arrivons au bout d'un recueil, nous faisons une ou deux séances de philosophie avant de commencer un nouveau recueil.

Les après-midi sont réservés aux matières autres que le français et les maths et que nous travaillons de 14h00 à 16h00. Nous avons essayé de travailler par bloc ou dossier ou thème mais cela ne fonctionne pas bien chez nous. Nous consacrons trop de temps à un dossier et pendant ce temps là, nous nous privons du reste...nous sommes heureux de faire dans une même semaine de l'histoire, de la géographie, de la cartographie et des sciences.

Le lundi : histoire
le mardi : géographie
le jeudi : sciences
le vendredi : cartographie

Pour ces matières, je privilégie, les documents nombreux, photos, films etc..., le jardin, le dessin, l'aquarelle.
Je ne laisse pas les enfants lire seuls en silence le récit du manuel. Je lis ou je raconte, je brode, je développe, nous discutons, les enfants complètent avec ce qu'ils savent...
Les traces écrites sont sobres, peu nombreuses et axées sur le croquis et le dessin. 

Parfois ces séances sautent parce que les enfants ont bien mieux à faire dehors...JOUER !!

mercredi 2 décembre 2015

Mason vs Montessori

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Je ne sais pas pourquoi on aime à les opposer parce que moi je trouve qu'elles se complètent plutôt pas mal. Elles se complètent sur certains points mais sont très différentes sur d'autres. Parfois on voit des similitudes entre les deux pédagogies où à mon sens il n'y en a pas vraiment...ce serait aller un peu vite en besogne...Il ne s'agit pas pour moi, même si je sais où va ma préférence, de dire qu'il y a une pédagogie plus valable que l'autre-d'autant que je ne suis pas formée plus à l'une qu'à l'autre- mais simplement d'aider à y voir un peu plus clair à partir de ce que j'ai lu, compris, assimilé, expérimenté. 

LES POINTS COMMUNS :
- le respect inconditionnel de l'enfant en tant que personne avec sa dynamique propre, ses besoins profonds, son intelligence, son caractère.
- l'autonomie de l'enfant. Ces deux pédagogies visent l'autonomie de l'enfant. La vraie autonomie. Il ne s'agit pas, ni pour l'une ni pour l'autre, de rompre l'attachement de l'enfant à ses parents qui lui est nécessaire pour se construire, mais bien d'autonomie. Apprendre à l'enfant à faire seul quand il est prêt. Un enfant n'est pas autonome parce qu'on l'a rendu forcé propre avant 3 ans alors qu'il n'était pas prêt. Il n'est pas autonome, il est contraint.
- l'atmosphère préparée et dédiée aux apprentissages. A leur, façon, chacune est attentive à une atmosphère propice aux apprentissages et respectueuse de l'enfant.
- la recherche d'un équilibre entre le corps et l'esprit. L'adage populaire d'un esprit sain dans un corps sain prend avec ces deux femmes tout son sens. L'une comme l'autre attache de l'importance au travail manuel, au travail de la main, au corporel tout autant qu'aux apprentissages plus intellectuels.
- la sollicitation de nos sens. Utiliser tous ses sens pour apprendre : la vue, l’ouïe, le toucher, le goût, l'odorat sont essentiels pour l'une comme pour l'autre.
- la religion. Elles étaient toutes les deux chrétiennes, et on ne peut pas, à mon sens, bien assimiler ces pédagogies si l'on en fait abstraction. Leurs convictions religieuses sous-tendent leurs pédagogies, vouloir l'occulter, c'est appauvrir ces pédagogies.
- la manipulation et l'expérimentation. Les phases de manipulation pour acquérir une notion sont essentielles pour l'une comme pour l'autre.
- la beauté. Toutes deux étaient attachées à la recherche du beau. Pour Maria Montessori, il est important que le matériel proposé à l'enfant soit sobre et beau (et j'y vois là une expression de son catholicisme), fabriqué dans des matières nobles, de belle facture, de bonne qualité. Pour Charlotte Mason, les livres proposés à la lecture doivent être beaux, très bien écrits.
- l'apprentissage des langues étrangères : toutes deux préconisent un apprentissage précoce des langues étrangères et la façon des les apprendre est d'ailleurs assez similaire.
- la nature. Si je trouve que la nature occupe une place prépondérante chez Charlotte Mason (elle préconise que les enfants passent 6 heures par jour en extérieur !), elle n'est pas oubliée par Maria Montessori qui accorde une large place à la botanique et à la zoologie.
- la liberté. L'une comme l'autre avait l'intelligence de s'adapter à l'enfant. Dans les deux cas il s'agit d'une pédagogie mais nous pourrions tout aussi bien parler d'une philosophie plutôt que d'un mode d'emploi à appliquer à la lettre.
Il y en a forcément d'autres mais je ne vais écrire une thèse...


LES POINTS D'OPPOSITION:
- le matériel. Maria Montessori a crée et mis en place un matériel extrêmement conséquent (et fort coûteux depuis...!) pour les apprentissages. Il n'en est rien chez Charlotte Mason. CM utilise les objets courants, du quotidien  pour faire faire des manipulations à l'enfant.
- le coût. Il est sans commune mesure...ceux qui ont un peu de matériel MM chez eux le savent bien. CM n'utilise que des objets du quotidien.
- le silence. Dans une classe MM, on doit chuchoter, se déplacer en silence, faire le moins de bruit possible pour ne pas gêner la concentration des autres. Pour CM, l'enfant doit pouvoir se concentrer dans le bruit habituel de la maison dès lors qu'il n'est pas excessif.
l’effectif. MM préconisait des classes multi-âges et avec des effectifs assez nombreux (une trentaine d'enfants) de manière à ce que la coopération soit profitable. Pour CM, rien ne valait l'instruction en famille !
- l'imaginaire. Il y a, je trouve, chez MM, une volonté assez marquée de détacher rapidement l'enfant du monde de l'imaginaire. Elle déconseillait la lecture de contes de fées par exemple. Les premières lectures de l'enfant sont en lien avec son univers quotidien. Chez CM, c'est tout le contraire ! (à ce sujet, vous pouvez lire cet article de Laura)
- le jeu. Tandis que MM supprime les jeux des classes des plus petits, le travail proposé leur étant suffisant et de nature à les combler, CM ne propose rien de formel au moins de 6 ans pour qu'ils aient le temps de jouer, imaginer (on y revient), grimper aux arbres etc...
- avant 6 ans. Dans la pédagogie MM, le petit entre 3 et 6 ans apprend à lire, écrire, compter, la géographie etc...  grâce à tout un matériel concret. Dans la pédagogie CM, RIEN, avant 6 ans.
- la place centrale de la littérature. Si elle est au cœur de la pédagogie de CM, elle ne l'est pas de manière aussi marquée chez MM. D'ailleurs on parle peu de littérature, de critères de sélection des livres pour les enfants dans les livres récents traitant de la pédagogie Montessori.
- la grammaire. Elle est abordée très tôt et de manière concrète, précise et très développée chez MM. Elle est abordée très tardivement chez CM et de ce fait ne requiert pas de matériel concret car l'enfant est alors arrivé à un âge où le passage à l'abstraction est plus rapide.
- la narration orale. Pilier de la pédagogie CM, je ne la retrouve pas vraiment chez MM.
- la durée des séances. MM préconise de laisser l'enfant travailler sur un exercice, avec un matériel, aussi longtemps que sa concentration le lui commande. On n’interrompt pas l'enfant. CM préconise un enchaînement de séances courtes et variées pour ne pas lasser l'enfant. En effet pour MM l'enfant choisit le travail auquel il va s'atteler, pour CM, il aura un emploi du temps plus ritualisé.
Il y en a forcément d'autres mais je ne vais écrire un livre...

LES FAUSSES SIMILITUDES :
Après les points communs et les différences, il y a aussi toutes les fausses similitudes, tout ce que l'on prend pour des points communs mais qui à mon sens n'en sont pas tout à fait.
 - "elles ont toutes les deux laissé une large place à la nature". Je ne trouve pas cela exact. Je trouve que l'approche de la nature est différente chez MM et chez CM. Elles aiment toutes les deux la Création, la nature et se préoccupent de la place de l'homme sur Terre au milieu de la Création. Mais je trouve l'approche proposée en pédagogie MM beaucoup plus scolaire que chez CM. CM nous envoie passer un temps considérable chaque jour à l'extérieur, notre carnet d'observation et notre aquarelle à la main. Elle nous recommande un temps quotidien d'exercice physique. Elle nous encourage à affronter la nature sauvage, l'écouter, la sentir, la raconter. En pédagogie MM, c'est un peu différent. Bien sûr passer du temps à l'extérieur n'est pas contradictoire à cette pédagogie mais nous revenons assez vite à des livrets renseignés, à des puzzles, à des étiquettes, etc...ce n'est pas le poisson rouge de la classe, le mini-potager ou la plante verte qui apprend aux enfants la Nature avec un grand N. Un petit citadin peut sortir de sa classe MM, vous détailler toutes les parties du squelette de la grenouille, mais connait il le bruit des grenouilles en période de reproduction si fort qu'on ne peut pas dormir? C'est aussi la limite entre une classe et l'IEF !
- "les grands récits sont finalement des living-books": les grands récits MM sont les grands récits MM. Ils peuvent trouver leur place dans une classe-maison CM mais ils ne sont pas des living-books. Premièrement les grands récits ne doivent en principe pas se lire mais se raconter. Il ne s'agit pas d'une lecture offerte. Deuxièmement, par là-même, ils n'ont pas selon moi les qualités littéraires requises pour rentrer dans la catégorie des living-books. Enfin, l'objectif n'est pas le même : un living-book est écrit par une personne passionnée par un sujet ou qui a vécu dans sa chair ce qu'il raconte, il est bien écrit et transmet des connaissances de façon exaltante et vivante. Il doit être inspirant et exalter l'imaginaire (et oui, encore lui !). Les grands récits ont pour objectif de replacer l'enfant dans l'histoire de l'humanité, de relier ce qu'il apprend à ce que d'autres ont fait avant lui ans le même domaine. Ils abordent 5 thèmes : l'histoire de la Terre, l'histoire de la vie sur Terre, l'histoire de l'homme, l'histoire de l'écriture, l'histoire des chiffres et ils sont prévus pour être accompagnés d'expériences et d'observation et pour durer plusieurs semaines ou mois, ils sont travaillés de manière "filée". Il ne s'agit plus là d'exaltation de l'imaginaire.

- "MM et CM utilisent toutes les deux le boulier". En effet, mais ce n'est pas du tout le même ! Premièrement il y en a un qui coûte cher et l'autre pas... (je vous laisse deviner...) Deuxièmement l'utilisation n'est pas du tout la même. Le boulier MM est intéressant mais demande une formation pour le parent et beaucoup de concentration à l'enfant pour trouver le résultat qu'il recherche.

- "le livre des siècles et les frises c'est pareil". Une frise historique quel qu'en soit le thème a toute sa place dans une instruction CM autant que dans toute instruction d'ailleurs. C'est un document assez impersonnel qui a pour fonction de mettre les événements en perspective, de replacer événements, personnages dans leur période, sur la chaîne du temps dont nous sommes un maillon. Le livre des siècles appartient à l'enfant, c'est personnel et individuel. L'enfant va le compléter lui même en fonction de ses intérêts, de ses lectures, de ses sorties, de ses visites, de ses visionnages etc...Ainsi dans une classe, les enfants auraient tous la même frise mais certainement des livres des siècles très différents.

- "elles encouragent pareillement à la lecture jeune". C'est exact mais la lecture ne sera pas de la même nature. Chez MM, je trouve les propositions de lectures très pauvres. Les enfants lisent tôt mais nous leur proposons principalement des livrets très terre à terre. Chez CM, nous trouvons des living-books pour tous les âges  qui réveillent et entretiennent le goût de la lecture et le goût du beau.

J'en oublie certainement et j'aurai aussi sûrement des détracteurs...mais j'assume mes propos...!

Mon lave-vaisselle bio

Et oui, nous avons un lave-vaisselle...! A 10, je dois dire que je suis contente de l'avoir!
Voilà des années que je cherche des alternatives propres aux produits vendus pour faire fonctionner correctement la dite- machine.
J'ai testé tououououous les produits bio vendus en biocoop...conclusion...ils sont coûteux et assez nuls ...!! Certains ont d'ailleurs fini rapidement à la poubelle... voyez un peu le coût de l'opération...!
Je suis donc revenue aux grandes marques de supermarché. La vaisselle est nickel...c'en serait presque suspect tellement elle brille...et puis il y a ce goût de produit dans certains de nos aliments...les verres donnent un petit goût de SUN à notre eau...et suivant les ustensiles utilisés, la nourriture a un petit arrière-goût de lave-vaisselle fort peu sympathique...Cet empoisonnement à doses homéopathiques ne me plait pas du tout !
Je ne me voyais pas pour autant faire la vaisselle à tous les repas...
Alors attention...tadam...j'ai trouvé une recette qui pour l'instant depuis une semaine donne de bons résultats...Et comme je suis sympa, je vous la donne :

1. J'ai remplacé depuis longtemps le liquide de rinçage par du vinaigre blanc.
2. J'ai conservé simplement l'achat du sel en supermarché.
3. Je fais mon liquide lavant moi-même:
710g d'eau + 170g de savon noir liquide + 6 cc de cristaux de soude + 2cc de bicarbonate de soude + 60 gouttes d'HE citron (tout les ingrédients à part l'eau sont bio). Je mets tout dans le thermomix vitesse 4 quelques minutes pour bien mélanger mais un mixer, un blender, un plongeur ou des bras musclés font l'affaire aussi bien !
Je transvase dans une bouteille, je laisse reposer 24 heures avant utilisation.
On secoue bien la bouteille avant de remplir le réservoir pour la poudre. 

Ce produit est utilisé au poulailler dans les conditions suivantes : 
- le lave vaisselle est correctement chargé et ne tourne pas à demi-rempli.
- le réservoir de poudre est totalement rempli.
- les filtres sont nettoyés tous les jours soigneusement à l'eau bouillante pour bien dégraisser.
- nous utilisons le programme le plus chaud. Je n'ai pas trouvé mieux que l'eau bien chaude pour bien nettoyer...!

Observation:
La première fois que nous avons utilisé cette recette, nous avons constaté que le produit avait été mal rincé et restait en dépôt sur les assiettes notamment. J'ai relancé un cycle de rinçage tout simplement puis elle est ressortie impeccable. Cela n'est arrivé que la première fois ;  peut être le temps que la machine accepte son passage du conventionnel au bio....!!!!

Vocabulaire et expression écrite : nos séances

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Nous arrivons à notre dernière séance de la matinée. Celle-ci dure 20 minutes et se fait, pour le moment avec le manuel Ecrire et Parler CE2 exclusivement. Cela changera probablement après Noël.

Comme pour les autres séances : nous suivons linéairement le manuel en partageant le travail entre oral et écrit.

Chaque bloc de travail se partage entre :
- vocabulaire
- étude de la phrase
- élocution
- expression écrite, l'aboutissement du travail précédent.


Vocabulaire :
Suivant le thème développé et les exercices proposés, cela peut prendre une à trois séances de 20 minutes. Nous observons rapidement l'illustration proposée en première page. Les enfants lisent ensuite à tour de rôle et à haute voix le texte proposé. Le texte met en gras les mots  sur lesquels portera le travail de la séquence.
Je commence par poser des questions pour vérifier que le texte est compris. Cela me permet aussi pour faire un diagnostic et donc de partir de ce que les enfants connaissent : inutile de travailler sur des mots que les enfants maîtrisent ! Dans ce cas, j'élimine les exercices inutiles.
Nous alternons ensuite les exercices oraux(nombreux)et écrits (moins nombreux). En général, je privilégie les exercices écrits qui demandent aux enfants d'inventer des phrases en utilisant les mots de la séquence.
Nous terminons par la copie des mots de la séquence sous forme de liste.

Etude la phrase :
Le travail proposé dans ces séances porte davantage sur la syntaxe. Par exemple : utiliser des phrases simples, mettre la ponctuation, suppression du verbe être etc...Le livre propose environ trois exercices pour cette partie. La plupart sont faits à l'écrit par les enfants. Cela peut nous prendre entre 1 et 3 séances.

Élocution:
Il s'agit d'un travail exclusivement fait à l'oral et qui ne prend qu'une seule séance. Nous observons les gravures proposées par le manuel : la grande du début du chapitre, sur laquelle nous revenons de manière approfondie et la série de petites proposées ensuite. Je fais travailler les enfants en deux temps. Je pose des questions, ils y répondent puis dans un deuxième temps, je demande une narration orale construite, précise et soignée. Ceci en vue du travail suivant : l'expression écrite.

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Expression écrite :
La plupart du temps, je demande aux enfants de partir de la série d'images proposées pour inventer une histoire. Si les images ne ma plaisent pas, que je les juge sans intérêt et que je sais que les enfants ne seront pas motivés par le sujet, je propose autre chose sur le même thème.
Cette partie prend à nouveau 1 à 4 séances, suivant la longueur du texte et le travail de correction.

J'ai opté pour cette manière de travailler parce que mes deux enfants sont pour l'instant très loin du niveau de leurs aînés au même âge. Je m'attelle donc à un travail de longue haleine, en profondeur afin que l'orthographe et la réaction s'installent durablement. Chacune des séquences nous prend donc plusieurs semaines et il est évident que nous ne finirons pas le livre cette année ! Mais qu'importe ! Je pourrais bien entendu supprimer des exercices qui sont proposés en grand nombre mais je sais que les enfants en ont besoin pour fixer durablement les choses.


mardi 1 décembre 2015

Etude de la langue : séance type

Afficher l'image d'origine Ce que nous appelons étude de la langue est le travail de la langue française. Elle regroupe : l'orthographe, la conjugaison, la grammaire.

Nous y consacrons 30 minutes le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi.
J'ai fait le choix de travailler presque exclusivement avec ce manuel ancien que j'aime par dessus tout. Pour moi aucun manuel de langue de la librairie des écoles ne lui arrive à la cheville !

Comme pour les mathématiques, le travail se fait de manière linéaire. Il n'y a donc pas un jour alloué à l'orthographe, un autre à la grammaire. Nous prenons les leçons dans l'ordre du livre pour une durée de 30 minutes. J'ai prévu à l'avance les exercices que je souhaitais faire faire aux enfants à l'oral ou à l'écrit pour chacune des notions abordées. Nous passons à la page suivante uniquement lorsque nous somme arrivés au bout du travail prévu.

L'entrée dans la notion se fait en général par la lecture du petit texte proposé qu'ils lisent en entier, à haute voix, chacun son tour. Ils commentent également à haute voix le dessin qui illustre l'histoire. Comme il s'agit d'un manuel ancien, le moindre petit texte présente aux enfants de nombreux mots peu usités et donc inconnus des enfants. C'est donc aussi l'occasion de faire du vocabulaire.
A partir du texte, je pose des questions ou attire l'attention de enfants de manière à en déduire la règle. Nous l'expliquons, nous cherchons des exemples.
J'écris ensuite au tableau la règle (souvent de manière synthétique avec des dessins) qu'ils copient dans leur cahier-outil de français. Je fais très rarement apprendre par cœur la règle étudiée. En revanche, j'en demande une narration orale. Viennent ensuite les exercices oraux d'application que nous faisons ensemble puis les exercices à faire individuellement à l'écrit.
La plupart du temps, je ne retiens qu'un seul exercice écrit d'application par notion. En effet, je ne fais pas de photocopies des exercices. Les enfants doivent donc recopier intégralement le texte tout en le complétant. Ce qui long, fastidieux mais extrêmement profitable aux enfants

L'étude quotidienne de la phrase permet de revenir régulièrement sur toutes les notions vues et de vérifier que la règle est sue et maîtrisée. Par exemple, dans la phrase 
Line porte sa poupée dans ses bras.
Je peux poser les questions de la manière suivante :
- où est le verbe ?
- quel est son infinitif? Peux tu me rappeler comment fait on pour trouver l'infinitif d'un verbe ? (rappel d'une règle)
- de quel groupe est il?
- peux tu me dire comment tu reconnais les groupes des verbes?( rappel d'une règle)
- analyse le mot Line.
- qu'est ce qu'un nom propre ? (rappel d'une règle)
- termine ma phrase : une phrase commence toujours par...(rappel d'une règle)
Si l'enfant ne sait pas répondre, je rappelle la règle et lui demande ensuite de répéter. A force d'y revenir de cette manière, l'enfant retient. C'est un travail beaucoup plus lent et laborieux que de lui faire apprendre par cœur et réciter. Mais il est beaucoup plus bénéfique et efficace, car l'enfant s'approprie réellement la notion ; quand il est prêt ; à force d'entrainement au lieu de répéter comme un pantin et d'oublier aussitôt. Je m'appuie sur la narration orale et l'application immédiate dans une phrase (qui lui sera en plus dictée en fin de semaine). L'apprentissage est donc concret, l'enfant voit une application concrète et directe de la règle étudiée. De plus, l'enfant qui est capable d'expliquer est un enfant qui a compris.
Les petites devinettes et mots croisés proposés en fin de chaque série de 4-5 leçons permettent également de revoir les dernières notions tout en s'amusant avec les lettres.
Le cahier-outil permet de rechercher la règle oubliée pour pouvoir répondre à une question.