L'Instruction en Famille Nombreuse est une Aventure Formidable !

Aucune des photos mises sur ce blog n'est libre de droit. Je vous prie donc d'en tenir compte et de vous abstenir de toute copie ou téléchargement sans mon autorisation
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vendredi 9 décembre 2016

L'épuisement maternel

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Comme je l'ai expliqué dans un précédent billet, il serait illusoire de penser l'instruction en famille comme une panacée. Si tel était le cas, nous serions bien plus nombreux...Il faut avant tout voir l'instruction en famille comme une solution d'instruction-éducation parmi d'autres (école traditionnelle, école innovante, cours par correspondance etc...) et comme toutes ces solutions, l'instruction en famille a ses points faibles et ses points forts.
Nos blogs parlent beaucoup des avantages et peu des inconvénients. Bien souvent nous sommes en rupture avec nos choix précédents. Nous sommes donc tout heureux de faire part de nos sensationnelles découvertes en terme d'apprentissages, de relations familiales, d'organisation de vie. Mais croire que l'instruction en famille serait LA solution est tout à fait illusoire. C'est UNE solution ou LA solution PENDANT un temps donné, rien n'est jamais garanti sur la durée.

Ainsi, après avoir parlé d'un premier aiguillon dans le talon d'Achille de l'instruction en famille, en voici un deuxième : l'épuisement maternel.
En effet, l'instruction en famille, aussi joyeuse et sereine qu'elle soit, ne peut pas totalement gommer le fait que tout part et revient au parent instructeur, la plupart du temps, la mère
Bien souvent reposent sur nous: 
- le bon fonctionnement de la classe-maison. Ce qui induit sa préparation, la pédagogie que nous approfondissons en dehors des heures d'apprentissage, l'achat du matériel, la gestion des petits conflits entre les enfants, les râleries de ceux qui ne veulent pas s'y mettre, l'impatience devant celui qui ne comprend toujours pas comment poser sa division, l'exaspération devant celui qui renverse son verre d'eau sur son cahier...vous voyez? Soupirs...
- le bon fonctionnement de la maison. Ben, oui, ce n'est pas parce qu'on fait classe, que la maison se met à tourner toute seule...: les repas, les lessives, le rangement, les courses, le ménage, les conduites...toutes ces tâches doivent se faire...avec un double effet pervers: comme vous êtes tout le temps à la maison, il apparaît normal à tous que cela vous revienne (effet 1) et comme vous êtes tout le temps à la maison, vous avez peut être du mal à supporter que votre maison soit en désordre (effet 2).Gros soupirs...fatigue...
- les enfants : ils sont avec vous toute la journée, toute l'année. Et dès que vous devez vous absenter, vous les emmenez. Vous êtes leur interlocuteur principal. Vous êtes aussi l'arbitre des disputes, le censeur des gros mots, l'inspecteur des chambres rangées...pffff...

Si vous ajoutez à ces emplois du temps bien chargés, un blog, un engagement, un jardin, et l'isolement dont nous avons déjà parlé...vous finissez quand même par fatiguer...
Alors là, vous vous dites : et bien, prends du temps pour toi!
Oui, mais quand? Comment? Avec quel argent? Je n'ai pas la voiture! Je n'ai pas de baby-sitter disponible en pleine journée! Et puis pour faire quoi? Mes copines travaillent! Je suis sûre que vous voyez de quoi je veux parler...Grosse fatigue...

Pour peu, qu'en plus, vous ayez pris des engagements qui ne font pas l'unanimité, et là, c'est la cerise sur le gâteau ! Le déchaînement de critiques acerbes, de paroles blessantes, le lynchage facebookien, la mauvaise foi dégoulinante,  la méchanceté brute...enfin..bref...gros gros soupirs...
En même temps, que suis-je allée faire dans cette galère, mon bon Scapin?

Donc, oui, l'instruction en famille est une aventure formidable! Mais c'est une aventure! Avec tout ce que cela comporte! L'épuisement, comme la déprime (*dépression même parfois), le burn-out ou l'isolement social arrivent. Il importe de le savoir et il importe de réfléchir aux moyens que l'on peut mettre en place pour éviter ces écueils. Lesquels?
- Programmer des moments pour soi en fonction de ses moyens pécuniers. Cela va de prendre une journée, loin de chez soi à faire du shopping à prendre 30 minutes dans son canapé avec un bonne tasse de café et des écouteurs....L'essentiel est surtout de les programmer et de s'y tenir
- Faire du sport
- Programmer des échanges avec ses amis chaque semaine. Programmer ses appels téléphoniques, essentiel pour ne pas se sentir isolée (sauf si on aime ça...!)
- Accepter les jours sans instruction, les jours où on n'a pas envie, comme une bénédiction!
- S'organiser pour avoir une vie saine et équilibrée (sommeil, nourriture)
- Se mettre au tricot...oui, ça évacue le stress, il parait...pour les allergiques, faire quelque chose de ses 10 doigts quotidiennement...




jeudi 8 décembre 2016

Philosophie de décembre

Paysage de neige - Noël
Comme chaque mois, nous avons échangé notre séance de catéchisme du premier mercredi du mois contre une séance de philosophie de 45 minutes.
Au programme de ce mois de Noël:
- une vertu : la joie (et la bonne humeur)
- une question : peut-on avoir beaucoup d'amis?

J'ai, comme à chaque fois, conduit la séance sans apporter de réponses personnelles. Il s'agissait vraiment de faire réfléchir les enfants. Mon rôle consiste davantage à poser des questions, reformuler ce que chacun dit, m'assurer que tout le monde comprends ce qu'un enfant tente d'exprimer, veiller à ce que chacun puisse s'exprimer, faire une synthèse de ce qu'ils ont dit.

Nous avons donc essayé de définir la joie et la bonne humeur et tenté d'expliquer pourquoi ce sont des vertus, ce qu'elles pouvaient apporter pour nous-mêmes mais aussi pour les autres. Nous avons aussi essayé de trouver des solutions pour être de bonne humeur...pas simple...!

Ensuite, nous avons longuement parlé de la question des amis. Il nous a fallu d'abord définir ce qu'est un ami, ce qu'on en attend, mais aussi, comme l'ont souligné les enfants, ce qu'il attend de nous. Nous avons étudié la différence entre ami/copain/connaissance.

J'avais volontairement programmé cette séance avant Noël, je trouvais que c'était une bonne manière d'entrer dans l'esprit de Noël.

mardi 6 décembre 2016

Socialisation et Amitiés

Baignade:
Norman Rockwell
 Voyons du côté des définitions tout d'abord:
Socialisation : processus selon lequel l'enfant intériorise les différents éléments de la culture environnante et s'intègre dans la vie sociale (Larousse)

Sociabilisation: vous l'avez entendu ce terme? Hein? Comme moi! Ben, en fait, ce mot n'existe pas...! C'est bien ce qui me semblait...En revanche le verbe sociabiliser existe et cela signifie rendre sociable.

C'est un peu tarte à la crème...dès qu'on annonce que nos enfants sont instruits à la maison, la question de la socialisation arrive dans la seconde sur le tapis! Un peu comme si l'école était le seul lieu possible de socialisation...
En réalité, l'enjeu de la socialisation relève d'abord de l'éducation-donc de ce qui se passe dans la famille. L'éducation ouvre ou enferme les enfants, les socialise ou les marginalise, les rend extravertis ou introvertis. 
Le deuxième facteur de socialisation, et non des moindres, est le caractère même de l'enfant. Il y a le timide, et il y a l'enjoué. Il y a le jovial et il y a le taciturne. Il y a le grégaire et il y a le solitaire, etc. On voit là, qu'aussi bien un enfant scolarisé qu'un non scolarisé, peut avoir des difficultés à vivre en société, en groupe, à se socialiser. Je connais des enfants scolarisés qui ont toutes les peines du monde à se socialiser!
Autrement dit, si les parents font le job, l'instruction en famille n'est pas un frein à la socialisation des enfants. C'est même la plupart du temps, tout le contraire! Pourquoi? Parce que les enfants ont pris l'habitude, dans le cadre de l'école-maison, d'échanges plus horizontaux (voire d'échanges tout courts...), de brasser les générations, les catégories sociales, les activités.

Et bien? Tout va bien, dans le meilleur des mondes, non? Une fois encore, l'instruction en famille est la panacée?
Pas tout à fait! Trop souvent, les blogs et les sites nous vantent tous les bienfaits de l'instruction en famille en ayant tôt fait d'oublier les difficultés inhérentes à ce choix de vie. L'instruction en famille est dépeinte comme un monde merveilleux qui suscite la convoitise et culpabilise les mauvais parents qui scolarisent leurs enfants...bouh! Bourreaux d'enfants! 

Évitons donc tout dogmatisme ou idéologie, soyons humbles et honnêtes:si la socialisation ne pose en réalité de problèmes qu'aux adultes qui ne connaissent pas l'instruction en famille, il n'en va pas de même des amitiés. 


Afficher l'image d'origineEn effet, force est de constater que sans l'école, la vie amicale des enfants est restreinte. Il faut admettre que la plupart des enfants se font leurs amis dans le cadre de leur scolarité parce qu'ils passent avec leurs pairs un temps quotidien suffisant pour nouer des amitiés solides. Dans le cadre de l'école-maison, tout ce temps est passé à la maison, entre soi...
Nous pouvons déployer tout le temps, l'énergie et l'argent que nous voulons pour offrir à nos petits homeschoolers des activités variées hors les murs de la maison, cela ne suffira cependant pas, la plupart du temps, à leur constituer un vrai réseau d'amis. Il s'agira en effet d'enfants qu'ils croiseront sur une durée très limitée pendant la semaine et en étant concentrés sur leur activité. C'est insuffisant pour se faire des amis. Des connaissances, des copains à la rigueur, oui...mais des amis...c'est autre chose...!
Tant qu'ils sont petits et qu'ils sont dans une fratrie, cela ne semble pas peser outre-mesure sur eux...mais cette question doit tout de même être posée au moment du choix de l'instruction en famille
Si vous hésitez à vous lancer dans l'aventure, sachez que de mon point de vue, vos enfants seront sociables, socialisés mais ils n'auront que très peu d'amis. A vous de voir, ensuite si cela pose un problème.

Cette question de l'amitié ne concerne en réalité pas uniquement les enfants. Elle impacte également directement le parent instructeur. En effet, lorsque vos enfants sont scolarisés, vous avez l'occasion de rencontrer à la sortie de l'école, d'autres parents qui au fil du temps peuvent devenir des amis. C'est encore plus vrai lorsque vous déménagez. Dans votre nouvelle ville, l'école est le moyen rapide et facile de "faire son trou"...avec l'instruction en famille, reconnaissons-le, c'est bien plus lent!

Mais cette question de l'amitié amène une réflexion sous-jacente fondamentale: le choix de l'établissement. En effet, pour que l'alchimie se fasse et que les enfants (et les parents) se fassent de bons amis, il faut encore qu'ils soient scolarisés dans un établissement où cela semble possible, selon les critères que l'on s'est donnés.

Alors, en effet, l'instruction en famille n'est pas une panacée. Elle a, comme tout autre système, tout autre choix, sa balance de plus et de moins, ses avantages et ses inconvénients, ses réussites et ses échecs, ses vertus et ses écueils...à chacun de soupeser en fonction de sa famille, de ses enfants (âges, besoins, difficultés scolaires) et de soi-même (il est important de ne pas s'oublier!). 
En bien des points, l'instruction en famille est une très bonne solution et la socialisation n'est pas un problème. En revanche, la case "amitiés" peut être cochée plutôt dans les moins...


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samedi 26 novembre 2016

Petite révolution !

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trouvée sur ce blog

Tempête au poulailler, révolution au salon:
nous avons depuis une semaine, la télévision!

Depuis longtemps, je m'attache à mettre en garde les parents sur l'utilisation des écrans par les enfants car ils ont des conséquences importantes sur leur santé physique, psychique, affective, mentale. Cela ne signifie bien entendu pas qu'il faille être totalement radical dans son approche et les supprimer totalement de la maison (mais de l'école si!). Cela n'a jamais été le cas au poulailler. Il faut vivre avec son époque et ne pas s'isoler totalement. Nous ne pouvons vivre totalement coupés du monde, ce n'est aucunement souhaitable pour l'équilibre de la famille. Il n'a jamais été pour moi, question de les abolir totalement. Si tel était le cas, ce blog n'existerait pas. Le numérique et les écrans ont de nombreux avantages. Comme toujours tout est question d'équilibre, "la dose fait le poison". Tout est, comme d'habitude, question de posture....oui je sais, ça devient obsessionnel ! 

Comment gérons-nous les écrans au poulailler?

Afficher l'image d'originela tablette : s'il y a bien un outil que je trouve inutile par excellence, c'est bien celui-ci! Pourquoi aller pourrir la planète avec de tel gadget? La tablette a été totalement bannie de la maison; objet emblématique de la société de consommation dans tout ce qu'elle a de plus révoltant. Je ne veux pas en entendre parler au poulailler! Elle fait doublon avec l'ordinateur et le smartphone, elle est donc inutile. Elle n'est aucunement nécessaire à quelque apprentissage que ce soit. C'est juste un prétexte de plus pour se coller devant un écran, partout où nous nous trouvons...Peut-on s'en passer sans dommages, la réponse est OUI! Vendez-la et utilisez l'argent pour offrir de beaux cadeaux de Noël...

Afficher l'image d'originel'ordinateur : indispensable de nos jours! Il n'a jamais été question pour nous de vivre sans. C'est encore plus vrai lorsqu'on vit isolé à la campagne. Internet est très utile et notamment l'e-commerce. C'est ici que la posture importe. Nous avons au poulailler un ordinateur portable qui ne sert que pour le travail de Monsieur. Celui-ci ne compte donc pas vraiment. L'ordinateur familial est un bon vieux gros ordinateur fixe qui trône dans le salon. Pourquoi? Premièrement cela limite (y compris pour moi) l'accès à l'écran car le salon est aussi la pièce de travail de Maître Coq. Deuxièmement, aucun enfant ne peut atterrir sur des sites étranges sans que j'en sois avertie. Troisièmement, on va à l'essentiel dans ses recherches car on est dans le salon, qu'on risque de déranger ou d'être dérangé, donc on va droit au but.
Nos aînés ont accès très librement à l'ordinateur, nous n'empêchons rien, il n'y a pas d'interdits clairement énoncés, la situation de l'ordinateur fait qu'ils se posent tout seuls les limites et surtout ils ont appris de manière très naturelle à utiliser l'ordinateur pour ce qu'il devrait être.
Les plus jeunes n'utilisent presque pas l'ordinateur. Avant le collège, cela me parait totalement inutile. Les informations sont avant tout cherchées dans les livres. Je l'utilise pour eux en soutien vidéo pour illustrer des leçons.

Afficher l'image d'origine la télévision: depuis longtemps nous avons un grand écran et du très bon son. L'usage se limitait jusqu'aux derniers 8 jours à regarder un DVD une à deux fois dans la semaine pour les plus jeunes, un le soir pour les aînés. Depuis une semaine, nous sommes reliés à l'antenne TV et nous avons accès à toutes les imbécillités qui y sont diffusées. Les enfants ne l'ont encore jamais regardée, simplement parce qu'il n'y avait rien de pertinent pour eux et qu'ils avaient mieux à faire. Depuis une semaine, elle n'a été allumée qu'une fois pour un documentaire, le soir, pour les plus grands. Notre long sevrage télévisuel nous a donc appris à utiliser intelligemment le programme TV, pas de zapping. Le bouton off nous sert plus que le bouton on...D'ailleurs, personne ne réclame de regarder la télévision! 
Mais pourquoi alors, avoir introduit la "boite à troubadours" dans la maison? Il y a d'abord eu les questions des enfants "mais c'est quoi en fait la télévision?" " tu peux pas revenir en arrière?" "c'est quoi la pub à la télévision?" "y a aussi des films?"...là, je me suis dit qu'il fallait tout de même faire quelque chose...le côté sauvageons, c'est bien, mais il fallait tout de même que ça ne vire pas à l'ignorance et à la marginalisation totale! Ensuite, parce que, si elles ne sont certes pas majoritaires, les émissions de qualité existent et il était tout de même dommage de s'en priver et ou de les regarder en replay, tous agglutinés autour de l'ordinateur familial quand on pouvait avoir une bonne image et un son de qualité...
La posture des parents est essentielle : apprendre à nos enfants, en tout premier lieu, à faire le tri, à éteindre quand l'émission n'apporte rien, à ne pas se "planter" devant la télévision dès qu'on ne sait pas quoi faire... Comment faire comprendre tout ceci? 1. donner l'exemple, en s'imposant à soi-même cette rigueur intellectuelle. 2.  dire NON aux enfants et s'y tenir...!

Le lecteur DVD dans la voiture: Poubelle! Jamais cela ne fera irruption dans notre voiture! Longs ou courts les trajets sont mis à profit pour parler et observer tout ce qui nous entoure. Favorisez le dialogue, le sommeil, l'imagination, l'ennui, l'observation fine, la culture géographie, historique...il y a bien mieux à faire que de transformer nos enfants en veaux, capables de traverser la France sans en avoir rien vu! L'éducation à l'esprit critique, au civisme, à la citoyenneté, à la curiosité, à la créativité commence par là. Une fois encore, il s'agit d'un gadget polluant dont le coût pourrait être réinvesti dans bien d'autres choses!

Les smartphones: le mien est d'usage familial, je le prête à qui en a besoin sans problème mais cela permet d'en faire un usage raisonné tant qu'on n'a pas la maturité suffisante pour prendre du recul avec ces objets et les réseaux sociaux. La maturité vient en 3ème/2nde. C'est donc le moment où j'autorise un petit forfait téléphonique, au départ sans accès internet, puis nous desserrons petit à petit l'étau.

Je ne cite pas ici, les tablettes pour petits, les faux smartphones, les jeux vidéo, les wii, les liseuses, etc...ça n'a jamais passé la porte du poulailler...

Au poulailler, comme dans beaucoup d'autres foyers, il ne s'agit pas de vivre totalement sans écrans, cela n'aurait pas grand sens, mais d'en limiter l'investissement et d'en raisonner l'usage

Il s'agit plutôt d'être libres d'écrans comme je l'ai écrit plusieurs fois. C'est-à-dire réfléchir aux usages, aux objectifs et aux priorités puis de rester totalement maître de son usage. Tout comme l'argent, l'écran est un bon esclave mais un mauvais maître.

Il s'agit aussi de rester cohérent avec notre conscience écologique. On ne peut pas vouloir prendre soin de la nature qui nous entoure, défendre la nourriture biologique et le zéro déchets, tout en polluant notre planète avec des achats inutiles et toxiques. La fabrication et le recyclage d'un jeu de Monopoly ou d'un livre est infiniment moins polluant que celui d'une tablette...


jeudi 24 novembre 2016

Géométrie

Quels outils pour la géométrie de mes CM?

Une fois encore, les éditions buissonnières sont mes amis !

Pour aborder les notions de manière formelle, j'utilise ce fichier-ci:

Les tracés en géométrie au cycle 3 

C'est un support scolaire qui peut être utilisé durant tout le cycle 3, c'est à dire 6ème comprise. 
J'y ai trouvé de nombreux avantages : 
1. extrêmement complet, vous pouvez consulter le sommaire ici
2. des documents pour les parents: le début du fichier comporte en effet des fiches pédagogiques simples, sans jargon alambiqué et directement exploitable.
 
3. l'organisation claire: 1 fiche guide permet de comprendre la notion, d'avoir une leçon et de s’entraîner
elle est suivie d'une fiche de travail
Enfin, il y a des fiches de révision et des fiches d'évaluation.
4. pratiques, les fiches se détachent facilement pour être glissées dans des pochettes plastiques, ce qui n'est pas un détail quand on a plusieurs enfants en IEF.


Mais comme la géométrie se saurait se limiter à des fiches d'exercices qu'elle doit être aussi ludique, j'utilise aussi depuis de nombreuses années ces fichiers-ci :
La Chasse au trésor - 2e édition Le chasseur galactique, géométrie au cycle 3
Le principe est le même, seul le thème change : l'enfant lit d'abord un texte documentaire, puis une page de consignes lui indique les tracés à faire sur la carte fournie et l'objectif à atteindre, une page de correction lui permet de vérifier son tracé.

 
Enfin, à la fin de chaque "chasse", l'enfant trouvera une page de rappels des notions de géométrie dont il a besoin pour trouver son trésor.
Ces fichiers ont toujours eu un grand succès auprès des enfants du poulailler...!

La géométrie peut aussi être décorative, pour varier les plaisirs, nous utilisons, celui-ci:
Le compas, vers une géométrie décorative
Alors pour celui-ci, il faut que je vous prévienne : les enfants impatients ou un peu "gauches" peuvent un peu s'énerver...
 
Mais une fois l'énervement passé, ils ont plaisir à faire et refaire ! Attention, il y a plusieurs tomes...vous allez craquer...!

Enfin, la géométrie est fonctionnelle:je ressors régulièrement des placards de l'été, notre cahier de vacances Declic et des Trucs, et j'y pioche les activités qui peuvent illustrer la notion du moment.
Comme ici, nous réalisons un éventail pour travailler les droites parallèles:


 

Tous ces supports sont formidables pour les enfants de niveau CM! Mais l'honnêteté intellectuelle m'oblige à leur trouver un inconvénient, un seul : leur prix...pour ma part, ayant une grande fratrie, je sais que le coût est amorti avec le nombre d'enfants qui les utiliseront.

Ce billet s'inscrit dans la cadre d'un partenariat que j'ai choisi de développer avec les Editions Buissonnières et Declic et des Trucs car je trouve que leurs produits sont bien faits et bien adaptés à l'Instruction En Famille.


La course

Tous nos matins de classe commencent de la même façon : 30 minutes de promenade autour de chez nous. Nous essayons de varier un peu mais 15 minutes aller et 15 minutes retour limitent un peu les destinations. Peu importe, l'objectif est l'oxygénation avant le travail.Nous avons la chance de vivre en pleine nature...c'est donc un plaisir tous les jours renouvelés! Les enfants profitent de ces sorties pour observer, récolter, afin de consigner ceci dans leur carnet de nature de retour à la maison (après le programme de classe prévu).
Toutes nos promenades se terminent de la même manière : un chronomètre ou une course. Nous avons deux lieux (un plat et une montée) pour faire ce petit sport matinal, mon téléphone sert de chrono, les enfants retiennent leurs temps d'une fois sur l'autre...aujourd'hui: course !

 

dimanche 20 novembre 2016

Ma charte

C'est écrit dans mon cahier "éducation", toujours ouvert devant moi quand je travaille avec les enfants. C'est une sorte de synthèse rapide qui nous correspond et dont je m'écarte peu ou du moins j'essaie...L'avoir sous les yeux me rassure et m'oblige à l'appliquer...!

1. L'éducateur est le guide. 
2. Les enfants  nous écoutent peu, ils nous observent. mère apaisée=enfants apaisés, mère curieuse=enfants curieux, mère bienveillante=enfants bienveillants.
3. Entretenir l'enthousiasme et la curiosité des enfants, mais aussi la mienne. On apprend bien qu'avec enthousiasme.
4. Je vis donc j'apprends. Observer les enfants dans leur quotidien et savoir y reconnaître ce qu'ils y apprennent "l'air de rien". Le tenir pour acquis et ne pas y revenir de manière "scolaire". Cela décourage et tue l'enthousiasme et le partage d'expériences.
5. Cela suppose donc de faire confiance à mes enfants et laisser une large place aux jeux, à la liberté.
6. Les façons d'apprendre sont multiples. Il ne faut pas négliger tout ce qui est appris en dehors de moi d'une part et tout ce qui est appris de manière très informelle : rencontres, visites, sorties, discussions, films, documentaires, lectures variées, observations in situ, CD, jeux etc...Beaucoup de choses passent par la conversation.
7. Éveiller au beau. Ce qui sous entend favoriser la contemplation. Une tâche bien exécutée, un travail bien fait, c'est beau...
8. Favoriser le rapprochement avec la nature. Passer le plus de temps possible en extérieur.
9. Chercher une approche concrète pour chaque notion.
10. Utiliser le dessin pour fixer les choses. Le dessin "de leçon" permet en plus de fixer les notions ou de les restituer, de progresser en dessin, en observation.
11. S'appuyer sur la narration, l'expression orale, les exercices oraux pour mieux servir l'expression écrite.
12. Laisser du temps et croire aux dispositions spontanées, intérieures de l'enfant. Quand l'enfant est prêt, "pouf, ça sort comme une fleur" souvent plus tard que ne le prévoient les livrets de compétences EN. Ne pas s'en inquiéter.
13. Faire peu mais bien. Raisonner en temps consacré à une séance plutôt qu'en quantité d'exercices à faire. Travailler de manière  approfondie chaque exercice.
14. Prévoir des séances courtes (30 min maximum) pour éviter que l'enfant ne se lasse ou s'ennuie.
15. La liberté ne veut pas dire la licence. Savoir poser des limites et exiger qu'elles soient respectées.
16. Rester exigeante : exiger un travail soigné et appliqué (l'application), exiger de terminer ce qui est commencé (la persévérance), exiger de surmonter la difficulté plutôt que de la contourner (le goût de l'effort), exiger la participation à la vie de la maison (le sens du service et de l'entraide), veiller à ce qu'il n'y ait pas de moqueries (l'empathie et la bienveillance, la charité)
17. La richesse de l'environnement de l'enfant est fondamental.
18. On n'apprend jamais aussi bien qu'avec des livres riches, vivants, bien écrit (living books). Ce qui sous entend un vrai budget bibliothèque. Je ne choisis jamais un livre au hasard.
19. Nul besoin de matériel sophistiqué ou coûteux pour bien apprendre.
20. Emploi du temps, programmations, objectifs sont indispensables.
21. La lecture offerte suivie (ou non) d'une narration est indispensable à la construction des enfants et même de la famille.
22. Les activités manuelles ne sont pas des activités secondaires.
23. La répétition et la régularité sont indispensables. 
24. Limiter l'apprentissage par cœur.
25. Encourager l'auto-évaluation, apprendre à analyser son propre travail.
26. L'erreur fait partie de l'apprentissage. Se tromper c'est avoir essayé. "Il y a une autre façon de regarder ce que je vois" (merci Sylvie !)
27. Limiter les recherches sur internet. Veiller à ne pas se disperser. Vouloir trop bien faire peut vite devenir chronophage...le mieux est parfois l'ennemi du bien.
28. Analyser régulièrement mes pratiques. S'interroger sur la pertinence de mes objectifs. Mettre en regard le travail (tâches, livres, choix de plannings etc...) proposé et les objectifs que je souhaite atteindre.



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