Avertissement

Aucune des photos mises sur ce blog n'est libre de droit. Je vous prie donc d'en tenir compte et de vous abstenir de toute copie ou téléchargement sans mon autorisation .

samedi 28 février 2015

Janvier-février


Le 15 janvier


Et pour l'anniversaire de maman ? Que faire quand on n'a pas d'argent pour acheter un cadeau ? Un musée éphémère "sur le thème de l'espace et aussi de la mer et de l'océan, enfin de l'eau quoi ...!"






Dernier week-end de janvier, Ambroise et Marthe visitent Paris avec leurs grands parents. Nous partons tous le vendredi et avant de les déposer, visitons le musée du Quai Branly : l'exposition sur les mayas et les collections permanentes

Résultat de recherche d'images pour "musée du quai branly"

Puis nous rentrons, laissant Ambroise et Marthe à Paris
L'Egypte Antique au Louvre



 la momification n'a plus de secret pour eux ! Ils m'en feront une narration très précise à leur retour !

 "on a vu tout ce qu'ils expliquent dans le livre d'histoire !"


Un passage par la peinture, les 4 saisons d'Arcimboldo, la Joconde, La liberté guidant le peuple etc...

Messe à Notre Dame et visite de l'Ile de la Cité

Le jardin des plantes et sa galerie de l'évolution


Un magnifique déjeuner à la Grande Mosquée de Paris !

En février, visite du musée de l'aviation d'Angers

vue de la passerelle !



un nom pareil, il fallait absolument une photo !

un avion pliable !


Des petits enfants bien heureux !



Et le 20 février


Pendant nos vacances, Ambroise et Marthe sont retournés à Paris chez leurs cousines, au programme jeux  et visite de l'Arc de triomphe, une autre salle du Louvre, les Champs Elysées !

Dans l'embrasure de la porte

Dans l'embrasure de la porte de la cuisine, le frise du temps


Chaque jour un enfant est de gommette, nous annonce la date et répond à mes questions : quel jour étions nous hier? serons nous demain? Avons nous une activité signalée ?



Lorsque le mois est fini, l'étiquette rejoint les mois déjà écoulés

En dessous, la roue des saisons

Et les tours de couvert

La frise du mois écoulé est fixé à celle du mois précédent, ainsi à la fin de l'année, nous pouvons dérouler toute l'année !

Tableau nomade pour classe nomade





Une planche de médium peinte et posée sur un chevalet...un tableau facilement transportable car très léger, à moindre coût !

L'appel du jardin...



Pour une raison que j'ignore, il y a quelques blogs avec lesquels je suis toujours en résonance...La personne publie un post sur un sujet au moment où je veux en faire un sur le même sujet...! Le dernier post de Sylvie fait écho à ce que je constate depuis longtemps : 1) le décalage entre ce que l'on lit sur la blogosphère et ce qui en est réellement, 2) la nécessité de trouver son rythme IEF et de ne pas vouloir en faire trop avec les enfants mais faire bien...Vouloir en faire trop, voilà l'écueil ! 
A y regarder de plus près, c'est bien souvent un petit morceau d'orgueil bien caché au fond de nous qui nous motive....! Ce besoin de nous mettre en avant, de dérouler un beau catalogue d'activités aux autres parents dont les enfants sont à l'école, à l'inspecteur pour qu'il ne s'inquiète pas etc...Notez qu'en même temps, nous sommes tellement attendus au tournant, tellement comparer aux parents dont les enfants sont scolarisés, nos enfants tellement comparés aux scolarisés et il serait tellement long et compliqué de déconstruire tous leurs préjugés, tous leurs poncifs, toutes leurs notions bien ancrées sur l'éducation, l'enfant etc...que le catalogue parait plus simple !
Sur ce blog, point de rose et paillettes, point propos édulcorés, vous trouvez mes contradictions, mes remises en questions, mes atermoiements, mes coups de gueule, mon franc-parler, mes joies, mes essais, mes réussites...bref, notre VRAIE vie telle qu'elle est et mon VRAI caractère.

Toujours plongée dans la pédagogie Charlotte Mason avec enthousiasme (d'autant plus fort que j'en constate les bienfaits sur les enfants au fil des semaines), j'essaie peu à peu de m'approcher de ses principes essentiels. J'aime Charlotte Mason,  John Holt et Maria Montessori. Je ne les ai jamais aborder comme des livres de recettes, de trucs et astuces mais bien comme des philosophies si bien qu'il m'est facile de trouver une synthèse adaptée à notre poulailler
Profitant de nos vacances (qui se terminent ce week-end), pour réfléchir à ce premier semestre écoulé, j'ai déploré des journées trop scolaires, sources parfois de râleries et d'exaspération chez les enfants. J'ai regretté l'absence de travaux manuels. J'ai constaté un déséquilibre entre le temps passé à la maison et celui passé à l'extérieur. Il fallait remettre de l'ordre dans tout ça, rééquilibrer, épurer...
Ces réflexions s'inscrivent dans projet familial de marche vers un peu plus d'autonomie : potager, poulailler, animaux, faire soi même, se rapprocher de la nature.
Il me fallait répondre à toutes ces questions :
- quand et comment les enfants font ils travailler leurs mains?
- quand et comment associer les enfants au projet familial ?
- quels moments de la journée passer à l'extérieur ?
- quand jardiner ? Jardiner peut il faire partie de la classe ?
- suis je capable d'observer les apprentissages que les enfants font naturellement, en dehors des temps de classe ? Suis-je capable de les utiliser pour éviter les répétitions ? Eviter la "scolarisation" de leurs savoirs en exercices, traces écrites etc...?
- comment laisser une place réelle et plus large à leurs apprentissages autonomes?
- comment composer avec les exigences de l'inspection pour éviter des situations inutilement conflictuelles?
- comment rendre la journée fluide pour éviter les exaspérations?
- pourquoi ne pas utiliser les narrations orales de manière plus systématiques encore ?
- comment rendre les séances de travail courtes et efficaces?
- comment augmenter le nombres de visites et de sorties?

Et voilà un nouveau planning pour le nouveau semestre. 
Il y apparaît des temps pour chaque domaine. C'est le temps maximum consacré chaque jour. Nous raisonnons en temps et non plus en quantité d'exercices.
Le travail oral et la narration sont très présents. Cela permet de gagner beaucoup de temps.
L'histoire se fera un peu tous les jours sous forme de lecture + narration. Je me suis aperçue en effet que la trace écrite sous forme de résumé à copier ne servait absolument à rien. Ils ne la relisent jamais, ne l'apprennent pas par cœur. Pourtant, ils sont toujours capables de m'expliquer toute la leçon quel que soit le support (manuel, livre, musée, conversation etc...)
La cartographie sera travaillée toutes les semaines. Un très bon moyen de faire le lien entre histoire et géographie, de décloisonner tous les domaines !
Vous verrez une dictée préparée par semaine. Même si je ne crois pas aux vertus de la dictée, nous en faisons une par semaine pour que les enfants ne soient pas surpris le jour de l'inspection. Je crois bien plus à l'efficacité de la copie (2 fois par semaine) et à l'utilité -même si ce n'était pas l'avis de Charlotte Mason- de petites situations d'écriture (résumés de leçon, sujet d'invention, réécriture d'un texte, prolongement d'une phrase etc...) qui s'ajoutent à toutes celles qui se font très naturellement dans le cadre de leurs jeux, de leurs courriers.
Je prévois également que l'étude de la langue se fasse aussi en transversal : m'épeler un mot de la copie, changer le temps d'une phrase de lecture d'histoire, trouver le sujet d'une phrase dans la lecture de littérature etc...
La matinée du mercredi est importante car elle permet d'être toujours à jour dans les cahiers et les classeurs (collages, illustrations mais aussi situations d'écriture notamment pour compléter le cahier de lecture)
Ainsi, toutes nos journées se terminent à 15h30, ce qui nous laisse environ 2h30 à 3h00 chaque jour pour le jardin, le musée, la forêt, et les jours de gros temps la cuisine, le bricolage, la couture...que sais je encore ?!



samedi 21 février 2015

L'évaluation


Le thème est à la mode : mettre des notes, des couleurs, des lettres, ne plus en mettre...finalement en mettre... au nom d'un retour à l'autorité dans la classe qui serait le rempart au fondamentalisme religieux..?? Si seulement c'était la solution...ce serait simple !

Lorsque j'ai entendu les atermoiements de notre ministre de l'EN, je me suis simplement dit: on mélange tout !

Evaluer n'est pas noter. On peut évaluer sans noter. On peut noter sans humilier. Car dans leurs réflexions de technocrates, ils ont oublié l'essentiel : le regard que pose l'éducateur sur l'enfant. La phrase qui accompagne la notation. C'est bien de cela dont il s'agit. Mais l'empathie ne se commande pas par décret. Un regard plein de bonté, de confiance et d'encouragement à l'égard de l'enfant ne s'exige pas par voie hiérarchique. Élève, je ne me suis pas sentie humiliée par une mauvaise note qui ne faisait qu'acter ce que je savais déjà : la notion n'était pas acquise. ("merci les profs, je m'en étais aperçue en faisant le devoir avec tant de difficultés !"). Non, l'humiliation venait toujours de la petite phrase assassine que le professeur se sentait obligé d'ajouter sur la copie mais aussi, tant qu'à faire, à haute voix dans la classe. Ces humiliations là laissent des traces indélébiles. L'humiliation venait aussi des regards moqueurs des "camarades".

On peut évaluer sans noter. Evaluer, c'est vérifier où en est l'enfant : la notion est elle acquise ? en voie d'acquisition? non acquise? C'est aussi se demander, en tant qu'éducateur, ce qui n'est pas compris et ce qu'il faut mettre en place pour que peu à peu ce soit acquis.
L'enfant est capable de s'évaluer tout seul : il sait très bien s'il a acquis la notion qu'on lui demande ou non. Il voit bien s'il a des difficultés à faire un exercice ou non. L'enjeu pour moi, est d'apprendre à l'enfant à se connaitre, à reconnaître la difficulté et à accepter de travailler dessus. L'enjeu pour moi est de placer l'enfant dans une évaluation constructive, celle qui fait accepter l'erreur comme une étape d'apprentissage. L'enjeu, pour moi, est de développer chez l'enfant la volonté, l'énergie de travailler davantage ou tout du moins différemment sur une notion pour l'acquérir une bonne fois pour toute. La satisfaction est toujours à la hauteur du travail fourni.

Au poulailler, nous utilisons depuis longtemps un système de notation-jetons qui fonctionne bien. Mais il ne peut fonctionner que si je veille à ma posture. L'essentiel du travail se fait par mon regard, par mon discours et par mon arbitrage. Je veille en effet à ce qu'il n'y ait jamais de moquerie, je ne souffre aucune comparaison blessante. Je ne compare jamais les enfants.

Comment j'évalue les poulets ?
- l'essentiel se fait par oral. Fidèle à Charlotte Mason, je privilégie la narration dans tous les domaines. Cela prend donc des formes variées : restituer oralement un texte lu, refaire la leçon au tableau ("à présent c'est toi qui fait la leçon. Peux-tu expliquer le genre et le nombre ?" "Peux- tu me parler de la momification?"), répondre à des questions orales de compréhension d'un texte, d'une leçon, d'un problème de mathématiques. Je peux aussi demander de  faire un exercice à l'oral, analyser une phrase à l'oral, épeler des mots, redire une consigne avec ses propres mots. De cette manière j'évalue ce qui est retenu, ce qui est compris, si l'enfant est capable de comprendre seul une consigne d'exercice.
- l'évaluation se fait aussi à l'écrit : faire un exercice d'application d'une leçon est l'essentiel. Je donne toujours un temps pour le faire mais sans l'imposer. "Cela devrait te prendre 15 minutes maximum", l'enfant règle son timer. Ainsi lui comme moi voyons s'il est capable de le faire dans cette limite. Si l'exercice est réussi mais dans un temps plus long, nous en concluons qu'il faut encore un peu d'entrainement pour gagner en rapidité; la notion est en voie d'acquisition.
- l'évaluation se fait aussi par le dessin: je demande très souvent à l'enfant de dessiner ce qu'il a retenu et de légender son dessin. Je peux ainsi évaluer ce qu'il a retenu, ce qu'il est capable de rédiger seul (orthographe, syntaxe, vocabulaire, organisation des idées etc...)
- l'évaluation se fait aussi en dehors des temps de classe : les conversations, les jeux, les activités extérieures, les tâches de la vie quotidiennes sont de vrais indicateurs de ce qui est acquis dans tous les domaines et des connexions que l'enfant fait entre tout ce qu'il observe et apprend. Raconter ce qu'on a vu, entendu, lu, visité, testé, observé, compris; écrire une lettre à un membre de la famille ; faire une réflexion sur quelqu'un, quelque chose ;  échanger sur un documentaire, un livre, une conversation entendue, un disque écouté ; jouer ; cuisiner ; compter les marches, les assiettes ; dessiner ; les travaux manuels ; jardiner ; bricoler etc...Autant d'activités qui me permettent d'évaluer sans cesse où en sont chacun de mes enfants.

Articles plus anciens sur le sujet :
système des jetons

Un lien pour poursuivre la réflexion :
Kaizen magazine



lundi 16 février 2015

Occuper les plus petits

Et oui, la fameuse question : que faire des tout-petits pendant que nous devons faire travailler les plus grands ?
Tout dépend des âges bien entendu...

Pour ma part, jusqu'à 2 ans, le lit est mon meilleur allié...!! 
Mes petits sont couchés (ce qui ne signifie pas qu'ils dorment) pendant l'essentiel des heures de classe. Comment gérer le couchage? Nos horaires de classe sont 9h00-11h30 /14h00-16h00. Je couche donc le petit au moment de démarrer et le lève lorsque cela se termine. Peu à peu ces couchers se modifient en fonction de l'âge :
- Toujours sur les mêmes plages horaires, je glisse dans le lit deux petites voitures, un petit livre etc...et je ne lève pas l'enfant au premier babillage. Si bien que depuis qu'ils sont nés, ils savent patienter dans leur lit tranquillement.
 - Quand il est un petit peu plus grand, les horaires changent un peu: je le laisse avec nous le temps des lectures offertes du matin et de l'après-midi, puis je le recouche. Il s'habitue ainsi à rester avec nous, tout doucement. J'ai cousu un petit sac que j'accroche aux barreaux du lit et dans lequel je laisse toute sorte de petits trésors (playmobils, animaux, voitures etc...). Je lève l'enfant un peu plus tôt, il est donc là quand la matinée se termine avec son petit sac.
- On peut aussi prévoir une petite baignoire dans la classe pour laisser patauger le bébé pendant quelques temps.

Au delà de deux ans, il faut bien reconnaître que les choses se corsent un peu ! La première étape est d'admettre que pendant quelques mois (au poulailler environ 6 mois) ce sera un peu le "bazar"
Mon rôle est d'apprendre aux plus grands à patienter, à accepter les perturbations et aux plus jeunes de trouver peu à peu leur place et s'approprier des règles.
- On peut mettre pour eux en circulation un peu de matériel (Montessori pour cela est très bien) mais toujours très peu à la fois avec un roulement régulier. Pourquoi ne pas installer une petite table spécialement pour eux dans un coin? Une petite bassine d'eau et quelques jouets sur une table protégée de toile cirée (et le sol également) fait toujours recette! un pot de gros crayons de couleurs et des feuilles de brouillons, quelques jouets dans un panier, des pinces à linge dans un seau, des haricots secs à transvaser, des cubes ou des léogs etc...en grandissant, on peut proposer des puzzles, des activités permettant d'apprendre à compter etc..
- On peut, ce que je fais la plupart du temps, les laisser jouer comme ils l'entendent dans la maison
- en grandissant, (vers 3-4 ans) ils aiment faire un peu comme les grands. Je leur fais donc des carnets de dessin à leur prénom avec des feuilles de brouillon agrafées (ou des blocs de sténo). Je leur achète des petits fichiers pour "faire du travail". Ils disposent d'un puzzle de chiffres, un de lettres, d'une ardoise, d'un feutre et d'une éponge à leur prénom (très important d'avoir SON matériel comme les grands), je les laisse manipuler le boulier, "écrire" au tableau. Le petit a aussi dans son chariot quelques activités : poinçonnage,  une loupe et des photos, des cartes avec des chiffres, des points pour faire un peu de mathématiques. Je ne lui impose rien, ne lui demande rien à l'exception de deux choses : 1) ne pas me déranger quand je suis en grande leçon et 2)  venir écouter les lectures offertes. 
Si bien que là encore, l'enfant passe l'essentiel de son temps à jouer dans la maison et de temps en temps vient "travailler". 
Ils ont aussi à leur disposition beaucoup de jolis coloriages. Ils aiment beaucoup colorier et tailler les crayons. Ces deux activités les préparent très bien à l'écriture en affinant les gestes.
Ils participent également à toutes les visites et sorties, ont un cahier de voyage et un carnet de de sciences pour dessiner leurs observations.
- A partir de 5 ans, l'enfant possède dans son chariot, plein de fichiers variés qu'il fait comme il en a envie. Je réponds à ces questions et je favorise également beaucoup le dessin libre. Quand je sens qu'il set prêt, nous démarrons les activités de CP à proprement parler.

De 3 à 5 ans

Mathématiques Petite Section Tome 1 et Tome 2ici    Mathématiques Moyenne Section Tome 1 et Tome 2 iciMathématiques Grande Section Tome 1 et Tome 2ici


Les rois et les reinesLes chevaliers et les soldats et beaucoup d'autres ici


 et bien d'autres !


A partir de 5 ans : il existe beaucoup de très bons supports, mais j'utilise en priorité ce que j'ai déjà: