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samedi 18 octobre 2014

Je réponds

Chère Claire-Lise, je partage tout à fait tes observations. D'ailleurs si tu lis attentivement mes posts sur le sujet, je ne dis pas autre chose ! Je ne crois pas au bienfaits du unschooling pur et dur qui ne donne de bons résultats que dans très peu de cas. 
Je constate aussi que la plupart des unschoolers passent un temps inouï devant une console ou la télévision ou leur ordinateur ! Je refuse ce système et je trouve incohérent d'avoir refuser de déléguer l'éducation des enfants à l'école si c'est pour la confier à un écran...!!
Je redis à tous mes lecteurs encore une fois : je pratique le homeschooling totalement assumé avec son organisation, ses règles et sa routine mais l'approfondissement du unschooling m'a permis de me remotiver et d'affiner mon regard sur mes enfants et sur mes choix. Rien de plus ! Rien de moins ! Il s'agissait bien d'une révélation et non d'une révolution. L'apport de mes lectures "unschooling" est ma prise de conscience ou plutôt une réaffirmation que  la curiosité est  innée chez l'enfant et que nous pouvons nous appuyer sur elle pour rendre les apprentissages efficaces et joyeux. 
Ici, nous avons un emploi du temps, des activités imposées un point c'est tout! Ce qui change c'est l'esprit dans lequel je transmets les choses et le temps que je leur accorde.
Je ne perds et ne perdrai jamais de vue que je peux être contrainte de remettre mes enfants à l'école et qu'il est préférable pour eux que ce ne soit pas trop compliqué...
J'invite donc tous ceux qui m'écrivent à ce sujet à relire le post "mix?"
Bien conduit, le homeschooling développe la créativité et la curiosité des enfants, favorise la bienveillance, les rapports respectueux, leur laisse de la liberté et fait grandir leur esprit critique.

Quelle pédagogie choisir ?


Quelle pédagogie choisir ?
Quelle lourde responsabilité et quel choix cornélien que de choisir une méthode ! C’est en effet vos choix pédagogiques qui orienteront vos méthodes de travail, le choix des manuels, livres, supports, créations etc…

Gardez en tête que :
- Il vous faudra lire un énoncé, étudier la structure et la progression d’un manuel (ou autre supports) à la lueur de vos choix. Apprendre à distinguer les bons énoncés des mauvais, faire le tri dans la pertinence et la cohérence.
- Aucun choix n’est irrémédiable !
- Il est possible et même conseillé de croiser les méthodes

Avant de faire un ou des choix, posez-vous des questions :
- Quelle quantité de travail de préparation suis-je capable de fournir ? (en fonction du temps disponible, de mes activités, de ma personnalités, de mes envies)

- Ai-je le besoin et le temps de me former ? (formation extérieure, lectures, rencontres, réunions, surf sur le net etc…)

- A quoi mes enfants sont-ils réceptifs ? (au jeu, à la manipulation, à l’écriture, aux applications concrètes, aux présentations très scolaires, aux fiches mémo, à l’oral, au visuel, en extérieur, du matin, du soir…)

- De quoi ont-ils besoin ? (de se structurer, de se libérer, de faire des efforts de concentration, de mémorisation, d’organisation, de méthodologie, de gagner en autonomie, de prendre des initiatives, de temps etc…). Il vous faudra aussi tenir compte d’éventuelles difficultés ou des handicaps (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, autisme…)

- Quel budget je peux accorder à l’IEF ? (varier les supports, créer ou acheter du matériel, s’inscrire à des activités extérieures, organiser des sorties pédagogiques, des visites, participer à des stages, s’abonner à des magazines, des musées, la bibliothèque ou la piscine, investir dans un tableau, des DVD, un ordinateur, une tablette numérique, une imprimante, renouveler les lectures de la maison régulièrement etc…).

En fonction de votre budget, vous étudiez ce qu’il vous est possible de faire. Il faut aussi séquencer : trier ce qu’il est possible de budgéter et d’investir maintenant, le mois prochain, puis dans 6 mois ou aux prochaines vacances. Pensez aussi à proposer à la famille de participer à des activités ou des abonnements sous forme de cadeau de noël, anniversaire ou autre…Autant de jouets qui ne s’entasseront pas dans les chambres ! Cherchez aussi des solutions peu coûteuses de remplacement : acheter la matière première et faire son matériel, investir dans des e-books et la bibliothèque pour éviter d’acheter des livres, les brocantes, emmaüs, e-bay, priceminister, le bon coin, les petites annonces locales, organiser des achats groupés, des bibliothèques tournantes, des réseaux d’échanges, miser sur
les festivals gratuits, les activités de plein air (la plage est gratuite, la forêt aussi !). Vous voyez les idées et les solutions ne manquent pas ! En dernier recours, vous pouvez analyser vos différents postes de dépenses courantes et en modifier la répartition (ex : réduire le budget vacances en changeant les destinations ou le confort et utiliser la somme pour l’IEF, décider de réduire le budget fringues et utiliser la somme pour acheter des jeux éducatifs…Ce ne sont que des exemples !)

- Quel espace je peux allouer à l’IEF ? (une pièce entière, un peu partout dans la maison, la cuisine etc…). C’est le moment de réfléchir à : où stocker le matériel ? Où ranger les livres ? Cahiers ? Classeurs ? Quels murs pour d’éventuels affichages ? Quel mobilier ?

- Et mon conjoint ? (pour ? contre ? Bof ?) Mesurez le seuil d’investissement, de tolérance, de concession de votre conjoint ; cela peut conditionner par exemple l’espace et par prolongement vos choix pédagogiques. Il ne verra peut-être pas d’un très bon oeil des affichages dans son salon des expériences en cours dans la cuisine ! Peut-être travaille-t-il à votre domicile, il faudra en tenir compte ! A l’inverse, il est peut être très motivé par cette nouvelle aventure familiale et se réjouira de tout ce qui sera entrepris, y prendra part !

Plusieurs possibilités s’offrent à vous
- les pédagogies classiques qui reprennent un peu « l’école de bon papa »
- les pédagogies actives : Montessori, Freinet, Steiner, pour ne citer qu’elles
- les apprentissages naturels ou unschooling
- les cours par correspondance : privés ou publics, qui ont leurs méthodes, leur état d’esprit, leurs modalités
- l’apprentissage par le jeu
- un mélange d’un peu tout !
- votre propre pédagogie

Deux entrées courantes
- Le projet : je pars d’un projet de l’enfant et je construis les apprentissages autour
C’est toujours mieux avec un petit exemple :
Votre enfant se passionne soudainement pour le système solaire. Vous lui proposez une visite au planétarium à la suite de laquelle il va réaliser un affichage, un lapbook ou un exposé, une maquette.
Vous allez intégrer les apprentissages à partir de ce projet : sujet de rédaction, textes de dictées, imaginer des énoncé de maths, de géométrie, proposer des lectures documentaires, des bricolages, de l’art plastique etc…
Les + : l’enfant est acteur et intéressé, très investi ; vous suivez son rythme ; la curiosité et l’émerveillement grandissent ; son adhésion est totale 
Les - : ne peut être programmé ; lourd à mettre en place ; gros investissement pour l’éducateur ; demande une grande capacité d'observation fine à l'éducateur ; génère parfois de la lassitude (indigestion de planètes !) ; des difficultés à insérer les notions scolaires à étudier. Il arrive souvent qu’à la fin de l’année, beaucoup de notions n’aient pas pu être vues.

-le programme illustré : j’établis une programmation par matière pour l’année et j’y raccroche des activités sur le thème en cours.
Reprenons notre petit exemple :
J’ai programmé en sciences, une étude du système solaire courant avril. J’en profiterai pour emmener l’enfant au planétarium, il travaillera le sujet directement sous forme de lapbook. Je peux aussi proposer une ou deux lectures documentaires dans le cadre de la littérature ou un bricolage dans le cadre des travaux manuels. Je peux aussi intégrer le bricolage sur le temps de sciences et faire totalement autre chose lors des moments de travaux manuels.
Où est la différence ? Je ne pars pas des projets de l’enfant. Mon programme est établi et je le rends le plus concret, cohérent et ludique possible. Toutes les activités et matières ne tourneront pas autour du système solaire
Les + : programmable ; plus simple à mettre en place ; plus facile pour l’éducateur de s’y retrouver
Les - : l’enfant peut être moins investi – il faut parfois développer des trésors de conviction !- un grain de sable peut mettre à mal toute l’organisation ; il faut programmer à l’avance, c’est un lourd et souvent on programme trop de choses ou pas assez…

Bonne réflexion !
A vous de jouer !


Petit rappel pour les affolés : Ils peuvent me poser toutes les questions qu’ils souhaitent sur le sujet ou avoir besoin de s’entretenir avec moi 
SOS au
agiretcomprendre@gmail.com

vendredi 3 octobre 2014

La vie des saints

Chaque matin, nous commençons par le calendrier. Cette année, j'ai acheté de très belles planches d'autocollants sur des thèmes différents, qui nous permettent de découvrir les insectes, les animaux, les arbres etc...
Nous enchaînons avec un temps de prière rapide, toujours le même depuis des années.
Ensuite, nous nous retrouvons sur le tapis bleu de la classe et je lis aux enfants la vie d'un saint en leur montrant les images au fur et à mesure. Ce mois-ci : Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus. Je ne commente pas la lecture, je ne leur fais pas commenter non plus. C'est une lecture offerte dont je laisse les graines déposées en leur cœur germer tranquillement. Je sais que peu à peu le temps fera son oeuvre et que ces exemples de vie modèleront leur tempérament. Les livres sont surannés mais ils adorent et moi je replonge dans mes lectures de jeunesse.
On a beaucoup à gagner à remettre les Saints au goût du jour et dans nos vies quotidiennes !

Poursuite ou aboutissement de mes tâtonnements?

Parallèlement à mes lectures unschooling, je poursuis ma découvert de Charlotte Mason et plus j'avance plus je me dis qu' ELLE EST la synthèse !
En réalité, je crois que mes lectures unschooling me permettent de corriger mon attitude et me débarrasser d'angoisses inutiles car infondées dans le fond.
Cependant mes enfants tout comme moi, ont besoin d'un cadre et de régularité pour progresser. Les chats ne font pas des chiens...!! Et je reconnais aisément que je n'ai pas toujours la patience et la sérénité suffisante pour attendre que cela vienne à leur rythme. C'est donc à moi, en observatrice d'ajuster si nécessaire.
Voilà deux jours que nous tenons notre emploi du temps (enfin !), que nous travaillons avec nos manuels et classeurs, en ne réservant que la matinée au français et aux mathématiques. Je constate que les enfants progressent et font le travail relativement volontiers. Je fais beaucoup de leçons sous forme de récits et cela leur extrêmement profitable. Je crois donc que pour l'instant notre équilibre est trouvé.
Le grand changement pour moi cette année : je considère que je travaille, par conséquent je n'accepte aucun rendez vous, aucun coup de fil, aucune distraction sur les temps de classe à l'exception des "sorties pédagogiques" programmées. Fini les semaines gruyère.

vendredi 26 septembre 2014

Mix ?

A l'évidence, il sera difficile pour moi de "pratiquer" du unschooling pur. On ne se déformate pas comme ça ...et l'épée de Damoclès du contrôle demeure. Je suis cependant acquise à cette forme naturelle d'apprentissage. Je vis donc j'apprends. J'observe en effet que l'être humain apprend toute sa vie et cherche à apprendre toute sa vie. Je reste aussi prudente avec les approches puristes des uns et des autres. Il ne s'agira pour moi, jamais de unschooling pur - trop risqué à mon goût - et parfois éloigné des valeurs que je crois essentielles dans la construction de mes enfants. Mais je trouve mes lectures actuelles très enrichissantes, enthousiasmantes et aussi très apaisantes. A moi ensuite de m'approprier ces analyses et d'en faire une organisation de vie qui me ressemble.

D'aitre part, je ne peux m'empêcher de garder à l'esprit que tout repose sur moi, et qu'en cas de problème, il pourrait me falloir les remettre à l'école, je ne veux donc pas les couper totalement des progressions EN. Je connais leur tempérament et je sais qu'il ne leur serait pas facile de prendre le système en marche sans un bagage scolaire typiquement EN minimal.
Nous n'avons pas encore reçu nos livres de la librairie des écoles, je suis donc un peu bloquée pour démarrer les programmes prévus, et tant mieux, cela me permet de mettre les choses en place différemment et me laisse le temps de réfléchir...

Alors concrètement, comment parvenir à un mix unschooling-homeschooling profitable à tous (comprenez donc que je m'inclus dedans) ? En fait, je serai tentée de dire homeschooling avec unschooling en esprit

1)Tout d'abord cela suppose un changement d'attitude de ma part.  Avant de cultiver la curiosité des enfants et entretenir leur enthousiasme, il faut que je me montre curieuse et enthousiaste en tout ou presque...un petit travail intérieur pour moi...mais ô combien payant !! Les résultats ne se font pas attendre.

2) Cela amène tout naturellement en deuxième point : cultiver la curiosité et entretenir l'enthousiasme des enfants. Mais cela doit il nécessairement se faire sans support formel ou scolaire ? En ayant pris le temps d'y réfléchir, cela ne me parait pas antinomique.

3) Aiguiser mon regard sur les enfants. Affiner mes observations. Pour savoir ce qu'il faut exiger ou non, forcer ou non. Ce qu'il faut stopper ou remettre à plus tard, s'il faut interrompre un jeu ou au contraire le laisser se poursuivre. Me montrer plus souple et plus adaptable dans les temps formels, avec les horaires, l'emploi du temps. S'adapter à chaque enfant, différencier les apprentissages autant que nécessaire.

4) Identifier, décrypter les apprentissages qui se font hors formel voire sans moi. Les noter.

5) Ce qui m'amène au 5ème point : tenir un journal pour savoir où j'en suis.

6) Accorder plus d'importance aux échanges oraux et par là même réduire l'importance et l'enjeu de la trace écrite. A bien y penser, nous exigeons des traces écrites des enfants qu'ils n'utilisent pas. Elles sont là juste pour dire : regardez tout ce qu'il sait. Beaucoup de connaissances se mettent en place à l'oral, au tableau, pendant un jeu, dans la voiture sans qu'il soit nécessaire d'écrire la règle si l'on voit qu'elle est acquise.

7) Faciliter la découverte et s'ouvrir à tous les domaines de façon à ce que les enfants découvrent peu à peu ce vers quoi ils tendent, ce pour quoi ils sont faits: arts, sciences, travaux manuels, sports variés, expression orale ou corporelle etc...

8) Laisser une large place aux activités en extérieur. Lier les apprentissages à la vie quotidienne et au soin des personnes, de sa santé (nutrition, exercices, sommeil etc...). Le grand air, il n'y a rien de mieux!

9) Veiller à la qualité, et à la quantité du sommeil mais aussi à la qualité du réveil

10) Trouver des astuces pour motiver les troupes, rendre les matières ingrates à leurs yeux plus attractives ; car comme me disait un ami " le meilleur moyen de rendre une chose qui ne t'intéresse pas, intéressante,  et bien, c'est de s'y intéresser". C'est tellement vrai ! Vous voyez donc que je n'attends pas forcément que tout vienne uniquement de l'enfant...c'est à dire, que je les connais...! Et j'assume ce côté pas très unschooling!

11) Ne rien lâcher sur les valeurs essentielles à mes yeux : générosité, service, persévérance, intégrité, courage, foi, beau, goût de l'effort et du travail bien fait, cohérence et unité de vie, humilité, etc...

12) Prendre toujours le temps de m'interroger sur les objectifs des activités que je propose ou des exercices que j'impose ou des notions que j'enseigne. Ce que je veux leur faire faire, leur faire trouver, leur faire comprendre a-t-il un sens? Lequel? Pour quelle(s) raison(s) ?

13) Privilégier l'action à la théorie dans les apprentissages. Mettre les enfants en action, faire avant de théoriser, expérimenter, chercher, pratiquer c'est le meilleur moyen d'apprendre.

14) Je trouve du coup que Charlotte Mason et Maria Montessori sont de vraies béquilles. (avec en ce moment un petit faible pour Charlotte Mason)

15) Rester très disponible...je n'ai pas dit esclave...attention...!

16) Me garder du temps pour coudre, lire et cuisiner...non mais !

Les petits changements concrets : plus de jeux de société, jeux tout courts, plus d'activités extérieures, plus de matières d'éveil, plus de variété, de supports, de rencontres, de sorties, (chouette le cahier de voyage va s'étoffer!), plus de dessins (notamment pour illustrer les apprentissages), plus de lectures libres, moins de fixette sur la montre, l'emploi du temps, les progressions, noter au tableau les questions qu'ils se posent dans la journée et qui appellent une recherche (c'est là que je veux les amener à être persévérant : tu vas au bout de ce que tu entreprends), accorder de la place à leurs projets et deux dernières choses de rien du tout qui sont pour moi très importantes et peuvent changer considérablement une atmosphère :
- ne pas rester assis trop longtemps sur une chaise. (saviez vous que l'homme n'est physiquement pas fait pour rester assis plus de 15 minutes d'affilée ? Voilà pourquoi il m'a fallu 3 jours pour arriver au bout de ce billet !)
- faire avec les enfants : j'ai mon carnet de croquis de sciences comme eux, je fais l'art plastique avec eux, j'illustre les poésies, les leçons de catéchisme, j'écris des textes de rédaction et je les lis etc..

Mon emploi du temps de cette année ne me semble pas si mal répondre à tout ceci.

lundi 22 septembre 2014

Lycée ?

Notre aîné a fait sa rentrée le 2 septembre dans son nouveau lycée. Entrée en seconde avec sa sœur qui a un an d'avance. Leur lycée leur plait, les élèves y sont sympathiques et ils ont tout de suite été accueillis et intégrés aux groupes.
10 jours de formatage EN plus tard, mon grand poulet me réaffirme que la scolarité est vraiment trop longue et qu'on refait éternellement les mêmes choses. 3 ans de lycée c'est trop et en plus cela limite ses chances pour le concours qu'il veut passer plus tard et qui comporte une limite d'âge.
Me voici donc depuis une semaine avec un grand de 15 ans qui va faire son lycée à la maison sans passer par la case seconde ! Nous attaquons une 1ère ES comme ça, avec le CNED et la confiance absolue dans ses capacités ! Il revit !!
Sur une fratrie de 8, nous n'avons que 2 de scolarisées...pour combien de temps ?....

samedi 20 septembre 2014

Révélation

Cet été, avant notre déménagement, je suis allée voir ce film documentaire :
Être et devenir, DVD - SOUSCRIPTION - Cliquez sur l'image pour la fermer

bande annonce

Et là, dans le noir, dans la salle, j'ai compris ! J'ai compris que je faisais fausse route. Fausse route avec ma compréhension du unschooling, fausse route dans l'instruction  de nos enfants. J'ai traîné mon mari pour la séance suivante, qui me voyant tellement enthousiasmée, s'est dit, qu'il fallait tout de même qu'il voit cela. Nous avons vu . Nous avons vu des enfants heureux, enthousiastes, gentils, respectueux des plus jeunes et des plus vieux, une bienveillance palpable. Nous avons vu des enfants construits, cultivés, intelligents, brillants même peut être. Nous avons réalisé qu'apprendre est aussi naturel que respirer et qu'on ne doit pas forcer un apprentissage. Tout vient à point à qui sait attendre.

Alors j'ai lu :
À l'école de la vie

Les apprentissages autonomes (trad. de "Learning all the time")et puis mon mari a dévoré mes livres, et ne s'arrête plus d'en parler, pour "que les gens comprennent et changent"
Apprendre Sans l'Ecole

Où trouver ces livres ? Ben là !

Et il m'en reste à lire :
l'apprentissage informel expliqué à mon inspecteur

Et André Stern, et JP Lepris et...


J'ai observé mes enfants plus finement cet été et depuis un mois. Et j'ai vu qu'en effet, ils apprennent, ils sont curieux et enthousiastes et que mon rôle est d'entretenir cet enthousiasme. Mon rôle est d'abord d'être à l'écoute et disponible. C'est beaucoup plus essentiel que de faire des plannings et des programmations ! 
J'ai réalisé. J'ai réalisé qu'en effet un apprentissage forcé ne donne que peu de résultats. Bien sûr qu'en insistant, ils font ce qu'on leur demande, ils apprennent, ils enchaînent les exercices dans les larmes, l'énervement, la lassitude, le chantage et qu'en reste-t-il ? Ils retiennent la règle, progressent en orthographe ? Peut être . Mais dans quelles conditions et au bout de combien de temps ? Autant de temps qu'ils pouvaient consacrer à des sujets qui les intéressent et pour lesquels ils peuvent consacrer une énergie folle ! 
Bien entendu tout ceci est nouveau pour nous tous ! Les enfants passent beaucoup de temps, depuis un mois, dehors et se livrent à toutes sortes de jeux et d'observations. Les jeux et leurs centres d'intérêt nous amènent à faire des maths, du français, de l'éveil. A moi ensuite d'apporter un environnement suffisamment riche et des propositions d'activités pour que cette curiosité se maintiennent et qu'ils trouvent peu à peu des réponses à leurs questions et qu'apprendre reste un bonheur !

Plus de pratique et d'action, moins de théorie et d'écrit car c'est en faisant qu'on apprend ! Les échanges oraux sont primordiaux. Il faut que je réfléchisse à comment gérer le contrôle de l'IEN sans stress...J'essaie donc pour le moment de mixer unschooling-homeschooling.
Slow life, slow learning. Je respecte enfin, vraiment, leur rythme.

Les inquiétudes demeurent bien entendu. J'ai confiance en nous mais le système est fait d'une telle façon que c'est difficile de se déformater tout à fait, trouver la force d'affronter l'EN. Pour l'instant donc, je maintiens mon mix et je continue à approfondir ma découverte de cette nouvelle planète pour moi : les apprentissages autonomes.

Fini donc les emplois du temps figés, les plannings, les programmations ! Je sais où je vais, j'ai des manuels bien sûr et j'espère m'en servir...mais jamais sans enthousiasme ! Et j'apprends aussi à bien observer c'est à dire à voir dans une activité, une sortie, un tâche, une discussion, tous les apprentissages qui se mettent en place ; un peu comme si je cherchais à chaque instant comment traduire en langage EN ce que font les enfants le plus naturellement du monde !

Je vis donc j'apprends.