Je réponds


Petitshomeschoolers a dit :
Une fois n'est pas coutume je ne partage pas ton avis Laurence. 
C'est extrêmement grave au contraire. 

Ce décret donne les pleins pouvoir à l'inspection académique pour organiser les contrôles.
Je trouve normal qu'il y ait des contrôles et il est normal que l'institution en détermine les modalités. Lors d'un contrôle routier, nous ne négocions pas la manière dont il se déroule. Il se déroule de la manière qui a été décidée par l'Etat et telle qu'elle a été écrite dans la loi. Si le policier commet une infraction, alors nous avons la possibilité d'engager une procédure. Personne ne se choque de cela !
Ensuite, je te rappelle que derrière le décret, il y a la rédaction d'une circulaire, en principe, en présence des associations. Mieux vaut donc garder son énergie pour que cela se passe ainsi. Luttons plutôt pour que les associations puissent activement participer à la rédaction de la circulaire.
Enfin, il ne faut tout de même rien exagérer, ce ne sont pas tous des tortionnaires qui nous en veulent à mort !
Je n'ai jamais dit que ce décret me faisait plaisir. J'aurais, bien entendu, préféré que la situation reste telle qu'elle était. Mais ce n'est pas le cas et se morfondre n'y changera strictement rien. Par ailleurs, il y a eu des abus, des dérives aussi du côté des familles IEF. Il n' y a pas juste les gentils  IEF d'un côté et les méchants EN de l'autre, les responsables d'un côté et les pauvres victimes de l'autre ! Je me suis attirée les foudres en mettant en cause certains, en appuyant sur leur responsabilité. Je maintiens qu'elles ont une responsabilité. Je sais que nous sommes très nombreux à le penser, il fallait donc bien quelqu'un pour le dire et faire émerger un autre point de vue, s'exprimer au nom de tous ces autres et supporter critiques et insultes des familles mises en cause.

Absolument rien ne dit que le lieu du contrôle sera dans l'académie. Ils peuvent parfaitement décider demain de faire passer les tests à Paris, trifouillais les oies ou je ne sais où. Ce serait bien commode d'ailleurs.
Absolument rien ne dit le contraire non plus ! Inutile donc d'hurler avant d'avoir mal. C'est un réflexe très français ça, la lutte et la manif en prévention! 
Et non : ils ne décideront pas que les tests auront lieu à Paris parce que justement ce ne serait pas du tout commode pour eux! Ils ne sont pas tordus à ce point !!
En réalité le décret ne fait qu'appuyer ce qui était déjà dans la circulaire :

"La famille est informée par écrit de la date du contrôle, du ou des lieux où il se déroulera et des fonctions de la ou des personnes qui en seront chargées. Cette information lui est adressée au minimum un mois avant la date prévue pour le contrôle. Toute demande de déplacement de rendez-vous par la famille doit être motivée par une incapacité à se rendre disponible à la date prévue par l'inspection académique.

C'est l'inspecteur d'académie qui fixe la date du contrôle. Néanmoins, si l'organisation du service le permet, il peut, à cette fin, prendre contact avec la famille avant l'envoi de la convocation."

ça veut dire quoi ? Cela veut dire que certains inspecteurs se sont plaints que des familles soient de manière un peu trop systématique en "incapacité de se rendre disponibles" pour tout un tas de raisons et qu'ils ne pouvaient procéder au contrôle dans de bonnes conditions. Oui, parce qu'ils n'ont pas non plus que nous à gérer! Tu n'as pas que ça à faire mais eux non plus! Ce sera toujours du donnant-donnant. Par conséquent, ils ne font que reprendre ce qui existait déjà et le cadrer davantage : tu pouvais déjà être contrôlée en dehors de chez toi, tu avais simplement la possibilité de trouver un prétexte pour déplacer la date.

Et non, les familles n'ont pas "qu'à s'organiser", nous ne sommes pas à leur service (ce n'est pas moi le "service public" ;-) ). S'ils veulent vérifier la réalité de l'instruction ils sont les bienvenus, mais c'est sur le lieu de l'instruction, surtout quand ils prétendent vouloir lutter contre les dérives sectaires (ça, ça se voit in situ)
La plupart des contrôles pour les enfants du primaire se passent au domicile et c'est certainement ce qu'il y a de plus efficace. Bien sûr que c'est préférable! Ai-je dit autre chose??? Je demande simplement qu'on relativise : est-ce donc si grave, si compliqué, si dramatique pour la plupart des familles de consacrer deux heures par an à un contrôle dans des bâtiments extérieurs????? Pour moi, c'est une réaction d'enfant trop gâté.

Tu n'es pas le service public en effet. Mais tu souhaites bénéficier d'un droit, d'une liberté, elle ne pourra pas être sans contrepartie. Donc, bien sûr que si! Les familles ont à s'organiser et c'est la moindre des choses. Voilà ce que je pense. Les fonctionnaires sont à notre service mais pas taillables et corvéables à merci non plus. Le service public a un coût. La population française est-elle prête à financer par une augmentation de ses impôts, l'augmentation du nombre d'inspecteurs ainsi que leur formation pour les dédier au contrôle des familles qui ne mettent pas leurs enfants à l'école (et qui représentent 0,3% des enfants entre 6 et 16 ans)? Comment veux-tu qu'on nous soutienne dans ce cas?A ce jeu là, nous perdrons.
Nous voulons la liberté d'instruire à la maison, nous l'avons. La liberté a toujours un prix! Se déplacer éventuellement (car ce n'est même pas sûr, c'est juste une possibilité, comme ça l'est déjà) ne me semble pas cher payé! 

Non je ne me ferai pas une joie de me rendre avec mes quatre enfants et quatre valises de documents juste pour voir leur tête. J'ai autre chose à faire.
Il ne s'agit pas de se réjouir benoîtement de tout! Il s'agit de les prendre aux mots c'est une action dissidente simple à mettre en oeuvre. Voilà tout ! 
Moi, je trouve que si justement, une fois par an, nous n'avons "que ça à faire" (même avec 8 enfants, même avec un boulot, même avec des obligations autres...). 
Nous avons une obligation à remplir dans des conditions définies par l'Etat et, en réalité, raisonnables-quoiqu'on en dise, un point c'est tout.
La circulaire actuelle dit :
"La loi indique que « le contrôle a lieu notamment au domicile des parents ». Par cette disposition, le législateur a voulu que ce contrôle ne se déroule pas exclusivement à leur domicile. S'il est primordial de connaître le milieu où évolue l'enfant, il peut être opportun de ne pas circonscrire le lieu de contrôle au seul domicile des personnes responsables de l'enfant. À cet égard, comme l'a confirmé la jurisprudence (décision du 18 décembre 2007 de la cour administrative d'appel de Paris, Victor Aknine c./recteur de l'académie de Paris), le choix du lieu de contrôle appartient à l'administration.

Lorsque ce contrôle s'effectue en dehors du domicile, sauf impossibilité avérée de la famille de se rendre sur le lieu de contrôle fixé par l'inspecteur d'académie, un refus de déplacement équivaut à une opposition de la famille au déroulement du contrôle".
Oh, ben tiens c'est marrant, la circulaire actuelle et le nouveau décret disent la même chose ! Bon, ben alors il faut peut-être RELATIVISER....

Absolument rien ne précise que ce sera en présence de papa-maman (Aurore Valentin, tu sembles convaincue que ce sera le cas. Or aujourd'hui de nombreuses familles se battent pour que les tests se fassent en leur présence, cela génère déjà d'énormes conflits. Maintenant que l'IA a les pleins pouvoirs quant aux modalités, qui vous dit que vous serez acceptés durant le contrôle?)
Tu peux toujours invoquer l'article 9 de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant.
Voilà ce qui est écrit sur le site de l'EN:
"Prévoir explicitement la réalisation d’exercices écrits ou oraux par l’enfant
Le contrôle se déroule sous la forme d’un entretien avec les personnes responsables de l’enfant en présence de ce dernier. Il sera explicitement prévu que l’enfant pourra être soumis à des exercices écrits ou oraux.
Modalité : ajout d’un article D.131-13 au Code de l’éducation."
Ce qu'on en retient est que le contrôle devra se dérouler sous la forme d'un entretien avec les personnes responsables. Donc pourquoi les parents  seraient exclus du contrôle? Et si tel était le cas, c'est illégal et il serait facile de faire un recours.
Ensuite il convient de s'interroger sur le pourquoi avons-nous peur de laisser nos enfants avec des conseillers pédagogiques dans la pièce à côté de la nôtre, porte ouverte?

Rien ne précise non plus que ces contrôles seront informels. c'est à eux de définir les modalités, de manière unilatérale. Ils peuvent proposer un quizz, un devoir sur table de 4h pour un enfant de 7 ans, un grand oral à la chaîne devant une commission de "spécialistes". Absolument tout cela s'est déjà produit, sauf que c'était illégal. Si ce décret passe, ce sera tout à fait légal. 
Voilà ce qui est écrit sur le site de l'EN:
"Prévoir explicitement la réalisation d’exercices écrits ou oraux par l’enfant
Le contrôle se déroule sous la forme d’un entretien avec les personnes responsables de l’enfant en présence de ce dernier. Il sera explicitement prévu que l’enfant pourra être soumis à des exercices écrits ou oraux.

Modalité : ajout d’un article D.131-13 au Code de l’éducation."

On pourra, mais ce ce n'est pas une obligation, donner des exercices à l'enfant. Est-ce grave?
Et voilà ce qui est écrit dans la circulaire actuelle
Entretien et observation des différents travaux de l'enfant 

Le contrôle des connaissances et compétences acquises par l'enfant comporte l'observation de ses différents travaux présentés à l'inspecteur chargé du contrôle lors d'un entretien. Il s'agit en effet de vérifier la réalité de l'instruction dispensée à l'enfant. Les parents, dont la présence peut faciliter l'instauration d'un climat serein, de dialogue et de confiance, peuvent apporter, en tant qu'instructeurs, des explications utiles au bon déroulement du contrôle. Lors de cet entretien, il est souhaitable que l'enfant s'exprime afin de permettre le contrôle effectif de la progression de ses acquisitions, en particulier celles qui concernent les compétences mentionnées aux piliers 6 et 7 du socle commun. 
Exercices individualisés 
L'entretien et l'observation des travaux de l'enfant peuvent parfois suffire à apprécier les progrès des acquisitions de l'enfant. Toutefois, afin de mieux évaluer ses acquisitions et ses progrès, des exercices individualisés adaptés, dans la mesure du possible, aux choix pédagogiques effectués, peuvent lui être demandés. 
Il convient de veiller à ce que la durée du contrôle ne soit pas disproportionnée, au regard de l'âge de l'enfant et des buts du contrôle.
Qu'est ce qui change ? RIEN en fait ! Ah, si, il y avait une espèce de tout petit vide juridique dans lequel se sont engouffrées de nombreuses familles argumentant que les tests sont illégaux, donc ils rectifient pour que cela ne soit plus possible. Jamais ce ne serait arrivé si des familles n'avaient pas refuser les contrôles et les tests depuis plusieurs années! Je maintiens. La lutte contre les tests est une lutte vaine depuis le départ. Il faut lutter pour une mise en oeuvre cohérente des tests, pour qu'ils soient adaptés.


Non, les familles qui assurent ne sont pas à l'abri. Elles sont au contraire encore plus vulnérables qu'avant.
Pourquoi sont-elles plus vulnérables qu'avant ? Je ne sais pas ce qu'est une famille qui assure et je ne me range pas dans cette catégorie de toute façon.

Je crois Laurence que tu fais partie du sérail, et que tu as à leurs yeux la plus parfaite légitimité. 
Ce serait bien trop simple. Non, je ne suis pas légitime à leurs yeux. C'est à double tranchant : je suis aussi vue comme "une traître à la cause" pour certains inspecteurs...et mes contrôles ne sont pas toujours faciles et confortables loin de là ! J'ai eu des inspections à charge.

Si le reportage sur ta famille reflète la réalité tu as une véritable salle de classe chez toi et tu es totalement dans ton rôle de maîtresse. Comment te reprocher de ne pas être qualifiée alors que l'éducation nationale t'a elle même formée? Ce serait un comble!
Et bien, ils ne se sont pas gênés pour le faire certaines fois ...et oui...certains m'accusent de parler sans savoir, de juger sans connaitre...et bien ils se trompent...J'ai accumulé une vraie expérience, une expertise dans bien des domaines touchant de près ou de plus loin les pédagogies, l'instruction, l'éducation, l'institution EN...
Il y a plusieurs années que je n'ai plus de salle de classe (j'en ai parlé dans un billet d'ailleurs) car ça ne me sert à rien, je n'ai pas d'affichages, peu de matériel, les inspecteurs voient tout ça et me le reprochent chaque année...
Les inspecteurs ne reprochent pas de ne pas être qualifiée mais ils peuvent te reprocher d'être incompétente ou déconnectée de la réalité de l'enseignement...

Tes inspections ne peuvent pas mal se passer.
Si si, elles le peuvent. Et cela dépend avant tout du comportement de mes enfants.

Je ne suis pas sûre que cela reflète la réalité des familles home-scolarisantes. La condescendance à l'égard des parents "non diplômés de l'éducation nationale" est bien réelle ;-) . Beaucoup d'inspecteurs ont un côté "c'est un métier, il faut être formé pour ça, on ne s'improvise pas enseignant..."
Oui, c'est vrai. Mais c'est un choix. Nous avons toujours tous le choix. Et chacun de nos choix a un impact. Aucun choix n'est sans conséquence. On a le choix de se former ou non, on a le choix de faire du unschooling ou non, on a le choix de programmer un minimum les apprentissages, concevoir un emploi du temps, adapter son discours à la personne qu'on a en face ou non, on a le choix de préparer son contrôle pour mettre des chances de son côté ou non, etc...Ensuite, il est vrai, nous pouvons tomber sur un dur de dur, cela arrive mais ce n'est pas la majorité des contrôles.

Enfin j'aimerais avoir ta confiance en notre justice et en notre système éducatif, et croire qu'une personne qui n'a rien à se reprocher peut dormir tranquille. Ce décret n'a évidemment pas pour objet de limiter le taux d'illettrisme (si c'était un problème pour le gouvernement il serait résolu depuis longtemps) ni de limiter la montée de l'islamisme (sinon on commencerait par fermer certaines mosquées ouvertement radicales). Il s'agit de remettre un maximum d'enfants à l'école. En dissuadant les familles qui hésitent et en emmerdant les autres.

Je ne suis pas naïve, je sais bien quelles sont les réelles motivations de l'Etat! Mais je sais aussi que dans de nombreux pays, l'IEF est à présent interdite ou soumise à autorisation. Alors que fait-on? On s'aigrit? On se radicalise? On campe sur nos positions? Ou on leur en donne un peu, on reste ferme sur l'essentiel et on compose pour le reste? 
Bien sûr que j'ai confiance en la justice. L'EN a toujours perdu ses procédures face aux familles IEF et ils le savent bien! 
Je ne dis qu'il ne faut pas se battre. Je ne dis pas non plus que tous les contrôles seront tops et que certains n'auront pas à batailler dur contre les abus de pouvoir. Je dis qu'il faut se battre à bon escient.

Bref, entièrement d'accord avec Myriam Dubocal: plus de contrôles? Pourquoi pas! Mais avec des modalités définies à l'avance et pour tous les enfants. Par exemple un examen national à 10 ans pour vérifier que tous les enfants savent lire, écrire et compter, et éviter qu'on se retrouve avec des analphabètes au collège.
Cela se rapproche des propositions que je fais pour faire évoluer l'IEF.
Cependant, jouer la carte de "vous voulez qu'on parle du niveau des enfants scos? Vous voulez qu'on parle des problèmes dans les écoles de la République? Bon, donc nous ne sommes pas le problème, laissez nous tranquilles" est une mauvaise stratégie. Avant d'engager une bataille, il faut cerner le camps d'en face afin d'ajuster ses armes et sa stratégie...et parfois, il faut savoir perdre une bataille pour gagner la guerre...
Lâchez du leste sur certains points et vous garderez durablement l'IEF. Il n'existe pas d'autre issue.

En attendant non, je ne me réjouirai pas, et je ne dédramatiserai pas non plus.
Mais moi non plus, je ne me réjouis pas !Je m'adapte pour ne pas tout perdre, voilà tout.

Carine a dit…
Méconnaissances et préjugés concernant les apprentissages autonomes quand vous dites " cela ne posera un réel problème qu'aux familles ayant fait le choix de l'informel pur ou des apprentissages autonomes ou aux enfants ayant une difficulté avérée, un handicap, une phobie", c'est sûr que c'est plus simple de nous mettre dans le même sac nous qui faisons du unschooling!

Vous vous méprenez, je ne mets personne dans des sacs d'une part et d'autre part je n'assimile pas le unschooling à un handicap.  Ce n'est pas ce que j'ai dit! Donc merci de lire correctement ce qui est écrit. Il ne faut pas surinterpréter tout ce qui est écrit et chercher la petite bête partout. 
Je reformule donc: les changements actuels (mais sont-ils de vrais changements?)-comme la possibilité d'exercices oraux et écrits- vont, et c'est évident,  poser un problème à certains plus qu'à d'autres. Les certains sont : les unschoolers, les enfants ayant une difficulté avérée (handicap, phobie etc).

En informel, les enfants apprennent énormément et durablement, notre inspecteur a été très impressionné et ravi, et en acceptant sans soucis notre refus des tests, car pour lui " cela n'avait plus de sens"!!! Ce serait bien de ne pas donner son avis et juger quand on ne connait pas ;-).
Comme je connais et plutôt pas mal, je juge et je donne mon avis. Rappel au passage : juger c'est donc dire " je pense que ce que tu fais est bien/pas bien". En un mot utiliser sa conscience et son discernement pour juger les actes et non les personnes. Oui, voyez, c'est un peu comme quand j'écoute un disque. Je ne joue pas de tous les instruments, je ne chante pas, mais je peux émettre un avis sur la qualité du disque et de l'interprétation (je n'ai pas dit de l'interprète)...
Je n'ai pas dit que les enfants en informel n'apprenaient rien (même si j'ai vu de ces cas où sincèrement, il vaudrait encore mieux que les enfants aillent à l'école...). Des propositions d'exercices, tests écrits ou oraux dès lors qu'ils sont fondés sur les acquisitions réelles de l'enfant ne sont pas incompatibles avec l'informel. Un inspecteur qui interrogerait un enfant à l'écrit ou à l'oral sur qu'il a appris depuis le dernier contrôle serait en mesure de vérifier que l'enfant progresse sans contredire à la liberté d'instruction des parents. Car il faudrait tout de même qu'on m'explique comment un inspecteur que nous ne voyons que quelques heures par an peut valider qu'il y a progrès de l'enfant sans l'interroger! Il ne peut pas se contenter d'une déclaration d'intention.
Je suis ravie que votre inspection se soit bien passée, preuve donc que tous les inspecteurs d'horribles méchants bornés et incompétents!

Commentaires

Anonyme a dit…
Comme tout le monde, j'aimerais mieux que mes enfants ne soient pas testés. Mais, il me semble qu'emprunter la voie "on ne bouge sur rien, on ne concède rien" aboutira à la loi Ciotti...
Il suffit de regarder l'actualité pour se rendre compte que le gouvernement accusé de mollesse n'a qu'une envie "prendre des mesures fermes" afin de gagner en crédibilité. Malgré une mobilisation monstre contre la loi de travail, le gouvernement a décidé de camper sur ses positions. La réforme du collège est passé malgré son impopularité... Pensons-nous vraiment qu'une poignée de familles arrivera à faire reculer le gouvernemen? A droite, comme à gauche, l'IEF agace, dérange...
Je suis persuadée que la seule chose qui importe est de garder le système déclaratif. Et le mieux que l'on puisse gagner est de pouvoir avoir une influence sur les contrôles qui seront, qu'on fasse les pieds au mur ou pas (!), établis par l'EN...
La mentalité de l'EN est à présent bien plus proche d'une interdisciplinarité partant des intérêts de l'enfant. Le trop scolaire n'est pas une approche valorisée contrairement à ce que l'on pourrait croire...
Brune

Carine a dit…
Je ne cherche pas la petite bête, je lis vos écrits sur votre blog et facebook depuis un moment déjà pour être dérangée par vos prises de position. Et oui ce sont bien des jugements que vous proférez à l'encontre de ceux qui ne pensent pas comme vous, c'est bien dommage, je ne connais aucun parent unschooler qui refuse les contrôles et qui pense que les inspecteurs sont d'horribles méchants bornés et incompétents, c'est vous qui le dites!
Gris fleur a dit…
Moi, ce qui m'inquiete, c'est de savoir que l'inspectrice est contre l'IEF dans le Nord. De ce fait, meme en se preparant correctement, je ne suis pas tres a l'aise sur l'attitude a adopter...meme si je suis du serail !
@Carine : il s'agit bien de jugements, je suis bien d'accord et je n'ai pas dit autre chose. Mais mes jugements ne sont pas à l'encontre des gens qui ne pensent pas comme moi, ils sont à l'encontre des pratiques de certains qui sont à présent utilisés comme argument par la ministre.
"je ne connais aucun parent unschooler qui refuse les contrôles et qui pense que les inspecteurs sont d'horribles méchants bornés et incompétents, c'est vous qui le dites!" Et bien moi, j'en connais! Par ailleurs quand cela n'est pas dit ouvertement, cela transparaît très nettement. IL suffit de suivre des fils de discussions sur les réseaux sociaux!
Je persiste (mais je ne suis pas la seule heureusement) : si les familles-particulièrement unschoolers parce que sont essentiellement elles qui les refusent (j'ai dit essentiellement hein, pas seulement)- avaient accepté que les inspecteurs procèdent à des tests (dès lors que les dits tests sont compatibles avec l'âge de l'enfant)et bien on n'en serait pas là!
Quelle mouche a piqué la ministre, croyez-vous ? Elle s'est levée un matin en se disant ah tiens aujourd'hui on va emmerder les familles IEF alors que tout va bien? Non! Elle a des remontées d'infos depuis plusieurs années des inspections, des rectorats. Faire des grèves de contrôles, refuser les tests certains sont allés jusqu'à refuser la moindre question orale ou que l'enfant lise 3 lignes, jouer au report de contrôle, refuser de se déplacer, c'était jouer avec le feu! Je comprends que ça ne vous fasse pas plaisir de l'entendre, mais c'est une réalité.
Vous parcourez mon blog et êtes dérangée par mes prises de position, je comprends, on ne peut pas plaire à tout le monde. Je parcours des forums, je participe à des débats, des échanges et le moindre que l'on puisse dire c'est que certains ont des positions fermées et totalement radicalisées vis à vis de l'EN (et même de l'IEF formel) et de ce fait donne finalement raison à l'EN qui craint une radicalisation et une marginalisation!
Voilà où nous en sommes aujourd'hui! Il s'agit à présent de sauver ce qui peut encore l'être!JE ne vais donc pas remercier ceux qui ont contribué à ce que les choses changent aussi brutalement!
Carine a dit…
Les familles dont vous parlez ne sont qu'une poignée!
La ministre, comme l'a si bien expliqué Petits Homeschoolers, veut que tous nos enfants aillent à l'école, c'est son seul objectif! Et c'est ce qui a été dit à l'assemblée nationale il y a peu de temps, le fait que nos enfants ne soient pas sur les bancs de l'école de la République, dérange. Cela fait très longtemps que le gouvernement essaie de supprimer l'ief et rejeter la faute sur quelques familles éparses est un peu trop facile je trouve, mais diviser les familles ief doit bien arranger l'état :-(.
Vous pourriez vous aussi tomber un jour sur un inspecteur abusif et obtus, et là ce nouveau décret, légalise tout cela, je pense que vous n'êtes pas non plus à l'abri de ce genre de pratiques, malheureusement fréquentes.
Anonyme a dit…
A Carine. Dès le départ, le mot d'ordre en IEF a été "mettons le couvert sur nos différences et unissons-nous pour défendre notre liberté d'enseignement". J'ai participé à ces échanges, remplie d'espoir: le but valait cet effort. Or, il m'a été impossible de faire entendre une vision nuancée dans les débats... Les radicaux sont très durs avec les gens en IEF formel... et les accusent d'avoir conduit à ce décret parce qu'ils auraient accepté les contrôles: on a nourri le monstre...
Or, en chambre on a bien évoqué le fait que le resserrement des contrôles était dû à l'inquiétude face au 1/3 des IEF qui ne faisaient aucun contrôle... De ce 1/3 parfois,il est vrai, ce n'est pas dû à un refus, mais plutôt à un manque d'inspecteurs.
Lire dans votre commentaire que Laurence rejette la faute sur les unschoolers et divise, je dirais que cela vient bien après l'offensive des radicaux...Je m'en suis pris directement plein la tronche par ces derniers alors que j'estime tenir des propos très mesurés...

Brune
@Carine : 1. une poignée peut suffire à faire énormément de mal
2.il y a bien 1/3 des familles IEF qui "échappent" aux contrôles; c'est trop et ce n'est absolument pas normal. Que ce soit du fait de l'inspection pour partie, est un fait entendu mais c'est aussi du fait des familles, et ça je ne l'accepte pas car en tant que maman pratiquant l'IEF depuis bientôt 11 ans, elles sont "savonné" ma planche, ont mis un coup de canif dans mon travail et je trouve cela inadmissible.
3. ce qui est exprimé par les députés à l'assemblée, n'est pas nécessairement l'avis du gouvernement! Je n'ai aucun mal à le dire vu que je ne suis pas de gauche, pas socialiste mais pas de mauvaise foi non plus j'aime que l'on soit juste. Je n'ai pas d'affection particulière pour NVB mais on ne peut pas lui attribuer les volontés de certains députés sur simple supposition.
4. je ne suis à l'abri de rient du tout, ne l'ai jamais été et n'ai pas toujours été épargnée.Donc décret ou pas, cela ne changera rien à ma vision des choses.Mais une chose est sûre, je parle en connaissance de cause, contrairement à ce que beaucoup disent.
5.Personne ne divise les familles IEF pour la simple raison qu'il n'y a pas et qu'il n'y a jamais eu d'unité des familles IEF. La communauté IEF est un mythe car chaque famille a son mode de fonctionnement et il y a presque autant d'IEF que de familles! Le communautarisme n'est de toute façon pas une bonne chose, pas plus en IEF qu'ailleurs.
6.J'aimerais bien un jour avoir des chiffres précis mais je ne suis pas certaine du tout que les contrôles abusifs soient si fréquents en réalité...ceux sont dont on entend parler le plus mais cela ne signifie pas qu'ils sont les plus fréquents...J'aimerais aussi avoir des données précises sur ce que nous mettons derrière le terme "abusif". En effet certains trouvent abusif que l'inspecteur demande à un enfant de lire...alors...je m'interroge. J'aimerais énormément avoir des données, des chiffres, des rapports.
Grandir au Nid a dit…
Je comprends votre colère, j'ai moi même été en colère à l'encontre de ceux qui accepte les tests. En effet, si tout le monde, depuis le début de ces contrôles, avait refusé ces modalités inadaptées, on n'en serait probablement pas là. Bon, je me suis apaisée, mais lorsque je lis votre blog ces derniers temps, je bous un peu, je l'avoue. Parce que ces tests, il faut bien l'avouer, sont complètement inadaptés. Parce qu'ils ne prennent pas en considération les différences de contenus dans les apprentissages. Parce qu'ils sont très scolaires (et que mes enfants ne font pas d'exercices scolaires, ils vivent) et formulés avec des consignes très scolaires. Parce que mes enfants sont largement en deça de leurs capacités lorsqu'ils sont interrogés par des étrangers, notamment ma deuxième louloute, incapable d'ouvrir la bouche et d'émettre un son (alors qu'elle lit couramment, addittionne, soustrait, multiplie). Ben oui, on n'a pas besoin d'une reconnaissance MDPH pour connaitre des difficultés.

Mais ça n'est pas là-dessus que je souhaitais intervenir.
Vous confondez décret et loi. Parce que le gouvernement prend une série de mesures, et non une seule.

On nous avait parlé d'un décret (c'est l'annonce faite le 30 mai aux associations). il n'a pas encore été publié car il n'est pas conforme à la loi. Avant de le faire passer, il faut donc que le gouverment modifie la loi. Ce décret nous imposera, entre autres, les paliers du socle commun. Disons le autrement, les programmes. Fin de la liberté pédagogique. Et cela concerne également les écoles hors contrat.

Mais avant cela, le gouvernement doit modifier la loi. Car le décret est un texte inférieur et ne peut pas ne pas être conforme à la loi.
Donc la loi est modifiée pour que tout (modalités et lieu du contrôle) soit décidé par le ministère. Ne nous leurrons pas, les inspections à domicile, c'est fini.
Et pour l'avoir vécu, transporter tout notre matériel (euh, juste 3 sacs, parce que je ne pouvais pas prendre plus) et quatre enfants dans les bureaux de l'administration, c'est galère et inefficace. Surtout qu'ils n'ont rien regardé et qu'ils ont imposé leurs exercices inadaptés. "Est-ce que les unités sont des paquets ?", je vous le demande (exemple de questions posées à ma fille).

Alors oui, le gouvernement a prévu de consulter les associations pour la rédaction de la circulaire. Il n'en fera rien. déjà, les circulaires sont des documents internes au minstère donc théoriquement ne nous concernent pas (sauf s'ils décident de nous payer pour le service que nous rendons à la France d'instruire nous même nos enfants ? :p ) mais en plus ils seront pris par le temps. Et même s'ils consultaient les associations, qu'importe, puisque actuellement, de nombreux inspecteurs s'asseoient sur la circulaire en vigueur (comme ils s'asseoient sur la loi).

Si aujourd'hui j'écris aux sénateurs, si j'ai contacté des journalistes, si j'essaye de retarder les choses, c'est parce que tout cela suit une logique : nous allons, doucement, lentement, tranquillement, vers une interdiction de l'IEF.
A chaque génération, nos droits sont de plus en plus restreints. Radicalisation, secte, obstruction aux contrôles, etc. ne servent que des pretextes (qui au passage permettent de nous diviser).
Donc je me bats aujourd'hui avec ce que j'ai comme moyen pour retarder l'échéance et espérer que mes enfants, à leur tour parents, puissent encore pratique l'instruction en famille.
Anonyme a dit…
Il existe plusieurs lecture d'un même événement. Nous pouvons raisonnablement penser que ces modifications de la loi sont la conséquence de tous ces refus et ces confrontations entre les parents et l'Inspection. Est-ce un argument avancé contre un autre (le vôtre qui prétend le contraire) ? Peut-être pas, puisque nous savons que les notes ministérielles font part de cette préoccupation concernant les refus et les recours face aux inspections... Sûrement que certains refus étaient justifiés, mais je sais de source sûre que plusieurs étaient des refus sur des "virgules" et donc abusif...
Dans ce dossier, vous le dites, nous allons vers une interdiction de l'IEF, alors qu'on m'explique le sens d'une lutte pour garder le statu quo? Ne vaut-il pas mieux aller vers une négociation réelle qui donnera des gages au gouvernement mais protégera l'essentiel pour nous. Qu'on m'explique en quoi un test par année dans les bureaux de l'Académie est pire qu'une interdiction absolue de l'IEF...

Brune
Grandir au Nid a dit…
La proposition de Ciotti n'est pas à l'ordre du jour. Elle a juste servi à Monsieur Kanner et Madame Vallaud Belkacem pour dire : "oh mais vous avez vu, notre projet de loi n'est pas ce qu'il y a de pire, c'est toujours mieux que Ciotti"
Le décret n'est pas paru. Il ne pourra pas paraitre avant que la loi ne soit votée. La loi sera présentée au Sénat début septembre. Elle sera ensuite votée par une commission paritaire. Nous avons quelques mois devant nous.

Je refuse de vivre dans la peur. Donc pour le moment, la menace Ciotti est tellement hypothétique que je n'en tiens pas compte.
Je refuse de me résigner. Car cette loi est liberticide, et donne carte blanche à une administration qui manque parfois de souplesse.
J'agis donc, là où je peux.
J'ai fait venir une amie journaliste qui a écrit un article dans la vie mi-juin.
J'ai rédigé un courrier pour Monsieur Meirieu qui nous a malmené dans une interview. Il est important de sensibiliser l'opinion, les blogs servent aussi à cela.
J'ai écrit à mon député. Pas de réponse.
J'ai rédigé un courrier pour le réseau du Rhône à destination de nos sénateurs. Une sénatrice (de la commission Egalité et citoyenneté) a d'ailleurs été rencontrée ce matin.
Tant que la loi n'est pas passée au Sénat, nous avons encore de l'espoir.
Ensuite, nous verrons. Il sera encore tant d'user d'aurtes outils juridiques.
Et il y aura d'autres courriers, d'autres actions.
L'an dernier j'ai contacté le DASEN pour lui proposer de collaborer à la réunion visant à uniformiser les procédures de contrôles de l'ief dans l'accadémie. Je n'ai pas eu de réponse. Cette réunion était à destination des inspecteurs de circonscription. Et cette année, les paliers nous ont été imposés avec des grilles complètement inadaptées. Sommes-nous une accadémie test ?

L'idée de proposer de contribuer à la circulaire est une bonne idée. Je n'en suis juste pas encore là. Et malheureusement, je ne pense pas que Madame Vallaud-Belkacem soit prête à négocier quoi que ce soit. Il n'y a qu'à voir le mépris et le ton avec lequel elle répond aux questions des députés, la nonchalance dont elle fait preuve, l'idéologie qu'elle sert et son absence lors des débats de la loi égalité et citoyenneté.
Anonyme a dit…
Merci Laurence pour toute l'énergie depensee pour sauver l'ief. Nous sommes tout à fait en accord avec le sens de vos propositions. Nous espérons que vous pourrez les porter en haut lieu et que vous serez entendue.
Merepoule a dit…
@Gris Fleur : pourrais tu me contacter en mp stp?
@Anonyme (dernier commentaire): idem svp?

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