L'Instruction en Famille Nombreuse est une Aventure Formidable !

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vendredi 9 septembre 2016

L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans


S'il y a bien un choix de vie que je ne regrette pas, c'est bien celui-ci : nous être installés à la campagne.
Je mesure chaque jour combien ce choix est bénéfique aux enfants tout autant qu'à nous, parents.
Il y a bien sûr l'inconvénient principal: notre voiture est devenue un peu notre deuxième maison pendant la semaine...mais en y réfléchissant bien, pas tant que cela finalement.
A quoi donc s'occupent des enfants libres d'école et d'écrans à la campagne ?
Je suis fascinée de voir tout ce que mes enfants, libres d'école et d'écrans, sont capables de capturer à main nue:mouches, cousins, araignées, lézards, grillons, sauterelles, coccinelles et gendarmes, papillons, fourmis, limaces et escargots, et même musaraignes!
L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, sait à force d'observer. Il sait faire la différence entre une chouette hulotte, une chouette effraie, un petit duc. Il sait reconnaître le vol du faucon crécerelle, du pigeon ramier, du canard col vert, du héron, de la poule d'eau. Il sait distinguer la vipère de la couleuvre, la grenouille du crapaud, le lièvre du lapin, le chevreuil de la biche. Il entend le cri de la buse, celui du faisan, le bruit du pic-vert, le chant de la pie. Il sait bien que les œufs de merle sont bleus-verts. Il sait que les digitales sont très belles mais qu'il ne faut surtout pas les cueillir. Il sait qu'il faut se laver les mains après avoir touché des feuilles de rhubarbe. 
L'enfant de la campagne sait bien différencier le marronnier du châtaignier. Il connait de nombreuses essences. Il sait voir le geai des chênes, la grive et la poule faisane. Avez-vous déjà eu l'occasion de voir une buse chasser une vipère et s'envoler le serpent entre ses serres ? Nous, plusieurs fois.

L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, sait grimper aux arbres, construire des cabanes, faire du feu avec une loupe.

L'enfant de la campagne élève temporairement toute sorte d'insectes. Nous avons eu des élevages d'escargots, de gendarmes, de grillons, de coccinelles de quelques heures à quelques jours ou quelques semaines.

L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, fabrique des trucs et des bidules tout droit sortis de son imagination fertile avec ce qu'il trouve dehors.

L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, rêve et s'ennuie, regarde la forme des nuages, chasse les arcs en ciel.
L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, imagine. Il imagine un tas de chose:qu'il est homme préhistorique, archéologue, soldat, chevalier, princesse, éleveur, marin, indien, explorateur.
L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, marche pieds nus dehors par tous les temps, saute dans les flaques, rentre trempé et couvert de boue, s'excuse d'avoir souillé son pantalon "parce que maman, c'était trop bien le jeu et je n'ai pas eu le temps de rentrer jusqu'aux toilettes".



L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, fait flotter les petits bateaux de sa fabrication dans la mare, salue la rainette, effraie le crapaud, attrape les tétards ("mais on les a remis après, maman") observe  libellules et demoiselles pendant des heures.

L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, taille des bouts de bois, se roule dans l'herbe, fabrique des lance-pierres.

L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, s'écorche les genoux, perce ses bottes, déchire ses fonds de culottes, se tord la cheville, s'emmêle les cheveux.

L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, vide ses bottes remplies d'eau, te rapporte des bouquets, tresse des couronnes de fleurs, te demande d'enlever la vilaine tique dans le pli du coude, l'épine dans le gros orteil.
L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, a toujours un truc à dessiner, dehors ou dedans.

L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, sait la différence entre un cerisier et un merisier. Il sait reconnaître les traces des animaux de la forêt. Il attend septembre pour aller au brame du cerf en pleine nuit avec papa.
L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, fait tout un tas de collections. Il collectionne les plumes (qu'il sait parfaitement distinguer d'ailleurs), les jolis cailloux, les fossiles, les feuilles, les glands, les marrons.

L'enfant de la campagne, libres d'école et d'écrans, joue au restaurant, à la dînette et à la marchande. Les cailloux sont des rôtis, les feuilles des salades. Il coupe, il écrase, il mixture, il touille, il enveloppe, il sushise, il sauce, il cuit..."on dirait que c'était des haricots et de la purée".

L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, essaie d'imiter le cri des animaux.

L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écrans, a appris à être prudent avec la nature. Il sait qu'il ne faut jamais soulever une pierre avec les mains, ramasser un champignon qu'on ne connait pas, toucher certaines fleurs toxiques. Il sait qu'il faut marcher avec un bâton et des bottes dans les hautes herbes, qu'il faut vérifier la solidité d'une branche avant de grimper, sonder la profondeur de l'eau avant d'y entrer. Il sait qu'il faut prévenir avant de partir loin des yeux.

L'enfant de la campagne, libre d'école et d'écran, part avec "les autres" et tu n'entends plus rien ni personne pendant des heures...il ne te faut pas moins qu'une pibole pour rameuter tout ce petit monde à l'heure du repas "ah, c'était bien !"

Il faut beaucoup de temps, d'espace et de liberté d'action pour qu'un enfant soit heureux. Mais c'est bien tout ce qu'il lui faut. Nous n'avons pas de balançoire, pas de hamac, pas de jouets de jardin, pas de bac à sable, pas de trampoline, pas de piscine, pas de croquet, tout juste un ballon qui ne sert jamais, pas de vélos mais de bonnes chaussures et simplement la nature autour de nous.
En limitant l'écran à regarder un DVD de temps en temps, en remplaçant l'école par l'instruction en famille, en réduisant la quantité de jouets, en choisissant notre lieu de vie en pleine campagne, nous avons rendu aux enfants le temps et l'espace.
En ne sanctionnant pas les vêtements abîmés, déchirés, tâchés, les coiffures défaites, en ne réprimandant pas les enfants crottés jusqu'aux oreilles, trempés jusqu'aux os, en leur accordant toute notre confiance (et en comptant aussi un peu sur leur ange gardien), en partant du principe qu'ils sont les plus capables de dire s'ils ont froid ou chaud, s'ils ont besoin d'un pull, d'un manteau ou non, nous leur avons rendu la liberté d'action.

 Non vraiment, je ne regrette pas d'habiter à la campagne.

18 commentaires:

Véronique a dit…

Ici on a un ballon et il sert:)
Oui "libre d'écrans" Et alors il va puiser dans ses ressources...
Hugues me dit parfois je m'ennuie, mais en réalité c'est tout à fait productif...et il ne s'ennuie pas longtemps! La plupart du temps, je n'interviens même pas ! C'est alors que la créativité est débordante! C'est vital ( selon moi) que l'enfant aie des temps où il s'ennuie...

Véronique a dit…

"Qu'il ait" je crois que c'est mieux;)

Cécile a dit…

Chez nous, les enfants sont déscolarisés seulement depuis septembre mais ils ont déjà réussi à se réapproprier le temps ... Pour la petite histoire, je suis allée faire une balade à vélo avec eux et une de mes amies hier et elle était outrée que je les laisse rouler dans toutes les flaques du chemin ... Pour tout te dire, je n'avais même pas remarqué qu'ils étaient passé dans toutes jusqu'à ce qu'elle me fasse la remarque ... Ils ne sont pas encore libres d'écran mais j'y travaille ... On va d'abord jouer dehors et si vraiment on ne trouve rien à faire, ils regardent la télé ... Mais je remarque qu'ils trouvent de plus en plus qqchose à faire ... J'adore cet article pcq c'est vraiment ce que je voudrais le plus pour mes enfants ...
Cécile

Enid a dit…

Le pipi et l'ange gardien... *soupir de reconnaissance*
Très beau billet !

isabelle a dit…

c'est un bel article, ici aussi c'était comme cela avant les petits jouaient dehors comme les vôtre et puis l'adolescence est arrivée et là c'est plus difficile de vivre à la campagne...heureusement il me reste encore 2 enfants qui aiment tjrs y être !

Claire-Lise Zwahlen a dit…

Tu me fais rêver ! Avec les voisins que j'ai, je suis obligée d'être derrière mes enfants tout le temps...

Mais, cela n'empêche pas qu'il découvre pleins de trucs...des insectes, musaraigne, taupe morte, etc. J'adore les voire pleins de boue,pleins de terre,....

Cela choque pas mal car autour de chez moi, les enfants sont tellement dans le cadre et la propreté !

Mais, à partir de quel âge, laisses-tu tes enfants aller seul ?

Sandrine a dit…

Très bel article et qui me rapelle bien des moments de mon enfance. Cependant, je vous trouve toujours un "chouia"extrême.je dois tellement de beaux souvenirs à ma balançoire,mes seaux, rateaux et surtout à mon vélo. Il me donnait des ailes.

Unknown a dit…

Bonjour,
très bel article - bien écrit et bien illustré;
ce qui me dérange un peu ... c'est que ça sent un peu "le cliché"; j'admets parfaitement que vous êtes heureux et épanouis à la campagne mais, franchement, les enfants de la ville ( petite ou grande ) ont de quoi faire travailler leur curiosité ! Aussi, il n'est pas rare de voir des petits à la campagne qui n'aiment pas forcement toucher toutes les petites bêtes et s'amuser dans la boue ...
Il n'y a pas que des écrans dans les villes ... ;)
cordialement
patricia

Laurence Fournier a dit…

@Sandrine : la question ne s'est pas posée en ces termes.Il n'y a aucun extrêmisme, il y a des choix assumés ou des concours de circonstance acceptés : pas de balançoire parce que je ne peux pas en acheter et parce qu'aucun arbre ne s'y prête ici. Pas de vélo parce que je n'ai pas les moyens d'équiper les enfants en vélo, que de toute façon je ne souhaite pas les voir pédaler sur les petites routes de campagne près de la maison sur lesquelles les gens roulent peu nombreux mais comme des vrais dingues, pas de bac à sable parce que je n'ai pas envie de mettre de l'argent dans l'entretien de celui-ci. Il y a portique et bac à sable chez leurs grands parents, ils en profitent à ce moment-là mais j'ai observé que la frénésie ne durait que quelques jours ensuite ils retournent au ruisseau, aux bâtons, aux chasses et aux déguisements...On peut y voir de l'extrêmisme, mais je n'oblige personne à me suivre...!! Cela permet simplement de dire aux gens qu'il n'est pas nécessaire d'acheter beaucoup aux enfants pour qu'ils jouent et soient heureux.

Laurence Fournier a dit…

Bonjour Patricia, cette discussion appellerait un débat plus long mais pour avoir vécu les deux pour moi même et puis pour mes enfants, je maintiens que la campagne rend bien plus heureux que la ville. Ce n'est pas une vérité absolue c'est mon point de vue. Il est certainement discutable mais cela reste mon avis.
Ville ou campagne, ce qui compte avant tout ce sont les valeurs que nous transmettons, l'éducation que nous leur donnons.
Je n'associe pas écran et ville, vous m'avez mal comprise. Je parlais de mes enfants en montrant qu'ils sont libres et heureux parce qu'ils vivent à la campagne et ils sont libres d'école et ils sont libres d'écran.
Enfin, je ne dis pas que mes enfants ne regardent jamais de films mais ils ont que très très tard un portable, nous n'avons pas de tablette, nous servons de l'ordinateur avec eux avec une extrême parcimonie et nous réservons notre écran de TV uniquement à des séances cinéma familiales.
Mon billet invitait aussi (dans mon idée) les parents à se libérer de certains principes ou critères vis à vis de leurs enfants. Je vois tellement de parents -et pardon, mais ils sont tous absolument tous citadins et parents d'enfants scolarisés!- hurler parce que leurs enfants ont sali leurs vêtements, déchiré un genoux, abîmé un peu leurs chaussures ou sont décoiffés...
L'homme est fait pour marcher pas pour rester assis derrière un bureau en costard cravate, il est fait pour vivre en contact avec la nature pas avec le béton...

Laurence Fournier a dit…

@Claire-Lise : pour qu'ils s'éloignent un peu de la maison il faut qu'ils soient plusieurs, jamais un tout seul, qu'ils me disent où ils vont, qu'ils aient des bottes et un bâton. Ils ne partent jamais vraiment très loin, au bout du chemin qui fait 300m et que je ne vois pas de la maison, à travers champs, dans le bois d'en face (à 10 min à pied pour l'atteindre). En général ils partent bien 2 heures parfois plus.Le plus grand a 10 ans, puis 8 ans, 7 ans et 5 ans.

Je voulais aussi rajouter pour Patricia, l'inconvénient des villes est que les sollicitations permanentes nuisent totalement à l'imaginaire : le bruit, les publicités omniprésentes, les écrans omniprésents (même aux caisses des supermarchés), la circulation, rien n'est moins apaisant qu'une ville !

Anonyme a dit…

Nous vivons à la campagne, quasiment sans écran mais avec l'école (je suis moins même instit).
J'ai grandi à la campagne et mon mari aussi.
En ville, on étouffe (nous y avons été pour nos études) surtout lorsqu'il fait beau.
Nos enfants aiment la terre, les petites bêtes, l'eau, la gadoue,...
Globalement, je suis d'accord avec vous.
Ici, nous laissons un bout de jardin à notre fiston où il y sème tournesol, maïs, blé,...car son rêve c'est d'être agriculteur. Il y passe de nombreuses heures et cette année son carré de jardin est beaucoup mieux entretenu que notre potager.
Sa petite sœur le suit volontiers.
Ici, les enfants ont le droit de creuser, de patauger,... D'ailleurs les petits copains et les petites copines aiment venir ici pour faire des travaux comme ils disent car chez eux, bien qu'ils habitent dans le même village, ils n'ont pas le droit de creuser...
Le fait de vivre à la campagne ne fait pas tout...
Ils ne réclament la télé que lorsqu'ils sont malades et qu'ils ne peuvent pas bouger du canapé :-)
Elo

Anonyme a dit…

Bonjour Laurence,
merci beaucoup pour votre réponse ! J'ai lu votre billet à travers mon vécu ... ( j'ai grandi à la campagne et j'ai toujours eu peur des petites bêtes; nous habitons maintenant dans une petite ville que nous aimons beaucoup et dans laquelle nos filles grandissent avec aisance et bonheur )
Comme l'a dit Elo dans son commentaire: "la campagne ne fait pas tout" ...
et je ne peux que vous remercier d'avoir rédigé cet article qui a provoqué nos échanges !
très bonne nuit !
patricia

Anonyme a dit…

Nous avons eu une enfance à la campagne avec école et écrans à volonté (tv, ordinateur, consoles), mais totalement libres. On ne nous demandait ni où nous allions, ni combien de temps.
On ne nous grondait que lorsqu'on se blessait car il fallait alors aller voir le médecin ou aller aux urgences. Il y a eu des os brisés, des chutes du toit, des presque noyades, des enfants à vélos renversés par des voitures etc...Je crois qu'aujourd'hui on parlerait de négligence ou d'inconscience. A l'époque, pas si lointaine (je suis de la génération y), c'était normal. Et honnêtement, quelle enfance ! Si j'y réfléchis, je crois que la liberté était LE facteur important. Pour nos parents, c'était égal que nous passions des heures devant des écrans (et merci car nous avons appris beaucoup de choses aussi !) ou que nous disparissions dans la nature. Cette indifférence me semble une vraie richesse : on n'attendait rien de nous (à part les règles de vie commune de base). Nous n'étions "que" des enfants, protégés par ce statut des attentes et exigences qui incombent aux adultes. Nous vivions dans une bulle d'insouciance et d'aventures : l'enfance.
Chloé

Laurence Fournier a dit…

Effectivement Patricia et Elo, comme je l'ai dit dans mon commentaire plus haut : "Ville ou campagne, ce qui compte avant tout ce sont les valeurs que nous transmettons, l'éducation que nous leur donnons."

Anonyme a dit…

Bonjour,

merci pour ce bel article! Mes enfants de la ville - que la télé n'intéresse pas parce qu'ils n'ont pas de temps pour ça- ressemblent aux vôtres! Et ceux que j'accueille également (je suis assistante maternelle). Chez nous on saute dans les flaques (mais en salopette de pluie pour ceux qui ne sont pas les miens!), marche dans les feuilles, joue dans les buissons qui borde l'immeuble et nos voisins ont appris l'importance des épées-bâtons, bâtons-perceuses, et autres bâtons en tout genre... On sort sous la pluie, on fait naviguer des bateaux maison dans le ruisseau qui passe en ville, on reconnait les geais, les pigeons, les pies, les rouges-gorge, mésanges, hirondelles, pic épeichette (oui oui!) et la chouette hulotte à l'oreille, on "cuisine" des feuilles, cueille des fleurs, ramasse des tas de trésors qui alimentent nos collections... la liberté des enfants est moins grande, il est impossible pour eux d'être dehors sans surveillance! Et j'envie un peu vos enfants... Puis je me dis qu'on s'en sort pas si mal pour des citadins, scolarisés par dessus le marché! Peu importe le cadre, l'essentiel ce sont effectivement " les valeurs que nous transmettons, l'éducation que nous leur donnons." Merci!

Laurence Fournier a dit…

Merci pour ce très beau témoignage. Tout est possible partout dès lors qu'on le veut...!

Marie a dit…

Voilà qui nourrit mes réflexions et alimentent mes envies d'ailleurs à moi qui vit en ville et qui rêve si souvent de m'en aller au vert... Notre chance: notre jardin, pas très grand mais bien mis à contribution néanmoins! Comme il nous est nécessaire, ce jardin!
Je me rappelle, jeune maman de mon premier enfant, alors que nous cherchions une petite maison pour faire notre nid... ma belle-maman, mère de 6 enfants, m'avait dit: surtout, qu'il y ait un jardin! Sur le coup, je me suis dit: ce n'est pas si important... et pourtant, 15 ans plus tard, comme je comprends combien elle avait raison! Il y a toujours des moyens pour les enfants de prendre l'air et de faire le plein de nature bien sûr, à la ville comme à la campagne, chacun fait comme il peut... Mais un jardin: ça change la vie! Et quelle source d'émerveillement!