L'Instruction en Famille Nombreuse est une Aventure Formidable !

Aucune des photos mises sur ce blog n'est libre de droit. Je vous prie donc d'en tenir compte et de vous abstenir de toute copie ou téléchargement sans mon autorisation
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vendredi 25 septembre 2015

S'ennuyer #1

trouvée ici

Une journaliste de Sud Radio m'a invitée l'autre jour à participer à son émission après avoir découvert mon blog. Il s'agissait d'échanger sur une question passionnante (à mon avis, bien entendu! ça n'engage que moi !) : s'ennuyer à l'école est ce grave ? Pour entendre caqueter la Mèrepoule c'est par ici : podcast Sud Radio

Aaaah, l'ennui....combien d'entre nous ont entendu : "Maman, j'sais pas quoi faire !" hum ??? Si l'ennui n'est pas utile, il n'en demeure pas moins une expérience de vie que nous faisons tous un jour ou l'autre. Il est donc nécessaire d'apprendre à vivre avec et même à en retirer quelque chose de positif. Faut-il alors laisser l'enfant s'ennuyer? Oui, mille fois oui ! Lorsqu'un enfant s'ennuie, il est comme nous, il veut que cela cesse ! Nous cherchons tous à stopper l'ennui lorsqu'il pointe le bout de son nez. Et c'est à ce moment là, que l'ennui devient intéressant : il nous fait prendre conscience de la valeur du temps. Il nous oblige à nous rendre présents aux autres mais avant tout à nous-mêmes. Il favorise le repos, l'introspection, la réflexion, la méditation, l'imagination et la créativité. Il faut trouver de quoi s'occuper.
Et c'est incroyable ce qu'un enfant peut imaginer dès lors qu'on le laisse s'ennuyer un peu...!
Et le rôle du parent dans tout cela? Nous devons nous attacher à donner des clés à l'enfant. Il ne s'agit surtout pas de chercher à l'occuper à tout prix. Mèrepoule ne vous conseillera jamais de coller votre poulet devant un écran, de lui mettre un jeu vidéo dans les mains, un lecteur DVD ou une tablette ! Vous commencez à la connaitre !
Vous pouvez en profiter pour parler avec l'enfant ...oui, je sais cela peut paraître un peu simpliste mais nombreux sont les parents qui ne prennent pas assez le temps de parler (ou faire parler) avec leurs enfants. Là, c'est parfait, ils n'ont rien d'autre à faire !
Vous pouvez faire des suggestions d'activités simples : as tu fini de lire ton livre ? ne veux tu pas dessiner ? peindre? réparer tel ou tel jeu cassé ? faire un jeu de société avec ton frère (ou ta sœur ...hein! question de parité !) et si tu faisais telle ou telle chose...profites-en pour te mettre à jour de repassage, ce n'est pas passionnant mais au moins ce sera fait, écouter un disque, faire un gâteau pour le goûter etc...Deux ou trois suggestions suffisent, après l'enfant s'en débrouille. Et si rien de ce que vous proposez ne lui convient, cela aura au moins ouvert des pistes pour lui.
Mais par-dessus tout, vous devez lui apprendre à se servir de ses mains. Quelqu'un qui sait faire des choses de ses mains ne s'ennuie jamais ou très peu. Et l'occupation des mains libère l'esprit, anéantit le stress. Les enfants ET les adultes qui peignent, tricotent, bricolent, brodent, cousent, tissent, jardinent, jouent d'un instrument, cuisinent...s'ennuient bien  moins vite que les autres !
Vous devez aussi apprendre à vos enfants la contemplation, aiguiser leur sens de l'observation et de l'écoute. Un enfant au jardin s'ennuie moins vite s'il sait observer ce qui l'entoure. Il y a toujours un insecte à étudier, un oiseau à écouter, un jeu de lumière à comprendre.
Il ne s'agit donc pas pour les parents de supprimer rapidement l'ennui pour être tranquille (à partir du moment où l'on a des enfants, on n'est jamais tranquille !). Il s'agit bien d'apprendre à l'enfant à accepter l'ennui et à trouver en lui de quoi le faire cesser. Un enfant préparé s'ennuiera plus tardivement et moins longtemps que les autres.

En revanche, lorsqu'il s'agit d'école : l'ennui n'y a pas sa place. Oui, c'est grave de s'ennuyer à l'école ! Il n'est pas normal de s'ennuyer quand on apprend! Nous verrons cela dans un deuxième billet...

lundi 21 septembre 2015

La phrase du jour

C'est le moyen le plus simple de consolider les acquis en grammaire, vocabulaire, orthographe, conjugaison.
Il s'agit de séances quotidiennes et courtes. 20 minutes tous les jours ;  c'est la régularité qui paie.
Comment cela se passe-t-il?
Nous programmons le minuteur sur 20 minutes, je n'ai pas le droit de dépasser ce temps...! Les enfants y veillent...! J'écris chaque jour une phrase au tableau. Pour le moment, j'ai choisi d'écrire chaque jour une phrase du texte de dictée qui est faite le vendredi. Ainsi, nous préparons la dictée en même temps. Avec un multiniveau comme le mien, il est indispensable de rechercher les séances "multifonction" qui font d'une pierre plusieurs coups !
Nous passons ensuite à la "torture" de la phrase...
- Les enfants lisent à tour de rôle la phrase à voix haute. Nous en profitons pour encore et toujours corriger les liaisons absentes ou la mauvaise position de la voix. Car, au poulailler, c'est un peu longuet, la bonne exploitation de la ponctuation ! Je trouve important de ne pas brûler cette étape. La musique de la phrase s'installe. Elle leur sera utile pour se relire le vendredi.
- Nous passons ensuite aux transformations de la phrase : oralement, les enfants doivent mettre la phrase à la forme négative, interrogative, au futur, à l'imparfait etc...tout dépend de mon humeur et mon imagination- qui reste toujours très fertile ! il ne s'agirait pas d'espérer, les poulets, se tourner les pouces !
- Nous passons ensuite à la nature des mots et son code couleurs (à présent nous avons laissé les symboles montessori un peu encombrants pour leur âge et soulignons avec des traits reprenant les couleurs des symboles). Nous prenons les mots dans l'ordre de la phrase et les enfants doivent m'en donner la nature précise (par exemple nom commun de personne), le genre, le nombre, l'infinitif, le groupe. Il leur faut du même coup intégrer peu à peu des consignes du style "quel est le genre de ce nom?" (ah, c'est quoi déjà le genre ?...) mais aussi rappeler les règles : "les verbes du 1er groupe sont ceux qui se terminent par..."
- Au fur et à mesure de l'analyse des mots nous en relevons les particularités orthographiques et accords que je mets en valeurs au tableau en l'inscrivant au dessus.
                      e      e           ll
ex: une amie joue au ballon

- Je glisse ensuite quelques questions de vocabulaire : trouver un synonyme, une mot de la même famille, un contraire, remplacer par... 
- Un mot "compliqué" sera regardé attentivement au tableau puis je demande qu'on ferme les yeux et qu'on l'épelle.
- Enfin, étape ultime, l'enfant copie la phrase dans son classeur, sur la feuille "préparation des dictées". Il s'attache à regarder le mot très attentivement, avant de l'écrire en disant à voix basse ce qu'il écrit.
Le vendredi l'enfant revoit seul les phrases avant que nous fassions la dictée.
Cela parait fastidieux raconté comme cela mais en réalité ce travail ne prend que 20 minutes, car les questions fusent et les réponses sont courtes et rapides. Les enfants apprennent à copier plus vite et dans quelques temps nous serons au point pour des textes de dictée plus corsés. Nous serons alors obligés de travailler plus de phrases en une séance.

samedi 19 septembre 2015

L'évaluation

Je remonte aujourd'hui ce billet, car il est plus d'actualité que jamais en cette période de rentrée !

Le thème est à la mode : mettre des notes, des couleurs, des lettres, ne plus en mettre...finalement en mettre... au nom d'un retour à l'autorité dans la classe qui serait le rempart au fondamentalisme religieux..?? Si seulement c'était la solution...ce serait simple !

Lorsque j'ai entendu les atermoiements de notre ministre de l'EN, je me suis simplement dit: on mélange tout !

Evaluer n'est pas noter. On peut évaluer sans noter. On peut noter sans humilier. Car dans leurs réflexions de technocrates, ils ont oublié l'essentiel : le regard que pose l'éducateur sur l'enfant. La phrase qui accompagne la notation. C'est bien de cela dont il s'agit. Mais l'empathie ne se commande pas par décret. Un regard plein de bonté, de confiance et d'encouragement à l'égard de l'enfant ne s'exige pas par voie hiérarchique. Élève, je ne me suis pas sentie humiliée par une mauvaise note qui ne faisait qu'acter ce que je savais déjà : la notion n'était pas acquise. ("merci les profs, je m'en étais aperçue en faisant le devoir avec tant de difficultés !"). Non, l'humiliation venait toujours de la petite phrase assassine que le professeur se sentait obligé d'ajouter sur la copie mais aussi, tant qu'à faire, à haute voix dans la classe. Ces humiliations là laissent des traces indélébiles. L'humiliation venait aussi des regards moqueurs des "camarades".

On peut évaluer sans noter. Evaluer, c'est vérifier où en est l'enfant : la notion est elle acquise ? en voie d'acquisition? non acquise? C'est aussi se demander, en tant qu'éducateur, ce qui n'est pas compris et ce qu'il faut mettre en place pour que peu à peu ce soit acquis.
L'enfant est capable de s'évaluer tout seul : il sait très bien s'il a acquis la notion qu'on lui demande ou non. Il voit bien s'il a des difficultés à faire un exercice ou non. L'enjeu pour moi, est d'apprendre à l'enfant à se connaitre, à reconnaître la difficulté et à accepter de travailler dessus. L'enjeu pour moi est de placer l'enfant dans une évaluation constructive, celle qui fait accepter l'erreur comme une étape d'apprentissage. L'enjeu, pour moi, est de développer chez l'enfant la volonté, l'énergie de travailler davantage ou tout du moins différemment sur une notion pour l'acquérir une bonne fois pour toute. La satisfaction est toujours à la hauteur du travail fourni.

Au poulailler, nous utilisons depuis longtemps un système de notation-jetons qui fonctionne bien. Mais il ne peut fonctionner que si je veille à ma posture. L'essentiel du travail se fait par mon regard, par mon discours et par mon arbitrage. Je veille en effet à ce qu'il n'y ait jamais de moquerie, je ne souffre aucune comparaison blessante. Je ne compare jamais les enfants.

Comment j'évalue les poulets ?
- l'essentiel se fait par oral. Fidèle à Charlotte Mason, je privilégie la narration dans tous les domaines. Cela prend donc des formes variées : restituer oralement un texte lu, refaire la leçon au tableau ("à présent c'est toi qui fait la leçon. Peux-tu expliquer le genre et le nombre ?" "Peux- tu me parler de la momification?"), répondre à des questions orales de compréhension d'un texte, d'une leçon, d'un problème de mathématiques. Je peux aussi demander de  faire un exercice à l'oral, analyser une phrase à l'oral, épeler des mots, redire une consigne avec ses propres mots. De cette manière j'évalue ce qui est retenu, ce qui est compris, si l'enfant est capable de comprendre seul une consigne d'exercice.
- l'évaluation se fait aussi à l'écrit : faire un exercice d'application d'une leçon est l'essentiel. Je donne toujours un temps pour le faire mais sans l'imposer. "Cela devrait te prendre 15 minutes maximum", l'enfant règle son timer. Ainsi lui comme moi voyons s'il est capable de le faire dans cette limite. Si l'exercice est réussi mais dans un temps plus long, nous en concluons qu'il faut encore un peu d'entrainement pour gagner en rapidité; la notion est en voie d'acquisition.
- l'évaluation se fait aussi par le dessin: je demande très souvent à l'enfant de dessiner ce qu'il a retenu et de légender son dessin. Je peux ainsi évaluer ce qu'il a retenu, ce qu'il est capable de rédiger seul (orthographe, syntaxe, vocabulaire, organisation des idées etc...)
- l'évaluation se fait aussi en dehors des temps de classe : les conversations, les jeux, les activités extérieures, les tâches de la vie quotidiennes sont de vrais indicateurs de ce qui est acquis dans tous les domaines et des connexions que l'enfant fait entre tout ce qu'il observe et apprend. Raconter ce qu'on a vu, entendu, lu, visité, testé, observé, compris; écrire une lettre à un membre de la famille ; faire une réflexion sur quelqu'un, quelque chose ;  échanger sur un documentaire, un livre, une conversation entendue, un disque écouté ; jouer ; cuisiner ; compter les marches, les assiettes ; dessiner ; les travaux manuels ; jardiner ; bricoler etc...Autant d'activités qui me permettent d'évaluer sans cesse où en sont chacun de mes enfants.

Articles plus anciens sur le sujet :
système des jetons

Un lien pour poursuivre la réflexion :
Kaizen magazine

Article collecté pour les "tutoriels" du Collectif l'Ecole est la Maison



jeudi 10 septembre 2015

Le plaisir immédiat




"En plus, parfois on peut se retrouver à mille lieux du sujet étudié(...)Je me demande comment s'organisent les mamans qui ont des fratries en ief avec de tels spécimens..."

En lisant ce matin l'article de Véronique sur son blog, je me suis dit que c'était un "spécimen" que l'on retrouvait dans de nombreux poulaillers et que bien des parents devaient se poser la même question...
Etant dans le cas de la maman à la tête d'une fratrie IEF avec quelques petits spécimens intéressants, j'ai bien entendu en rayon celui qui a le chic pour partir de découverte en découverte, de divagation en divagation si bien qu'à la fin, il a vu tout un tas de choses mais n'a pas fait ce que je lui avais demandé. C'est chouette, un poussin curieux. Et puis... il apprend plein de choses intéressantes, il satisfait sa curiosité...mais...le plaisir immédiat de la curiosité satisfaite ne peut pas être, selon moi (et cela n'engage que la Merepoule que je suis, hein, je ne détiens pas la vérité absolue !), le seul moteur de l'enfant. C'est un beau moteur nécessaire mais pas suffisant

Par ailleurs, dans le cas d'une fratrie IEF avec de multiples niveaux à gérer, il devient vraiment compliqué de suivre tous les détours culturels de l'enfant !


il faut donc bien connaitre chacun des enfants en les observant beaucoup de manière à bien positionner les curseurs d'acceptation; les seuils de tolérance. C'est à dire que suivant l'enfant, la nature du travail, la façon dont il s'éloigne du travail de départ, 

Tantôt je laisse filer un peu ou beaucoup : par exemple je vois l'enfant chercher, regarder des images, tourner et lire d'autres pages et je ne dis rien

Parfois même j'encourage : je pose des questions, m'installe à côté de lui pour lire et discuter avec lui ou nous laissons tous ce que nous sommes en train de faire.

Tantôt je rappelle à l'ordre en lui demandant de revenir à sa tâche. 


Car mon rôle est aussi d'apprendre à l'enfant à se concentrer sur la demande de départ même si cela ne lui fait pas plaisir et de lui expliquer que s'il gère bien son temps, qu'il exécute rapidement ce que je lui ai demandé alors il aura du temps pour se replonger dans la question qui l'intéressait. On peut aussi demander à l'enfant de noter sur une feuille, un petit carnet ou un cahier la question qu'il se pose, la recherche qu'il souhaite faire pour y revenir à la fin de la demi-journée, du travail etc...Ils aiment bien faire ça, car ils voient que leur intérêt est pris en compte et simplement différé pour pouvoir y consacrer le temps nécessaire sans interruption. Ce sont de toutes petites choses, qui n'ont l'air de rien mais en fait ce sont des habitudes de travail, des réflexes que nous mettons en place. L'Education Nationale appelle cela de la méthodologie, moi j'appelle cela des habitudes de vie.

Il est bien entendu juste et bien de les suivre dans leurs recherches passionnées et d'entretenir leur curiosité mais il est tout aussi important de leur apprendre à se concentrer sur une tâche, à s'y atteler avec persévérance, à hiérarchiser les tâches et à les organiser
Et ce qui est vrai dans le travail est vrai dans le reste de la vie quotidienne; dans la classe-maison, on ne dissocie pas. De la même manière que pour les tâches scolaires, tous les matins il faut que je rappelle qu'il y a les choses à faire -et dans un certain ordre parfois- et qu'après seulement, s'il reste du temps, alors ils pourront jouer ou lire avant de commencer la classe. Je dois constamment rappeler que c'est à eux de faire en sorte de ne pas perdre de temps pour s'habiller ou ranger leur chambre s'ils veulent pouvoir jouer- ils sont responsables. Mais parfois régulièrement aussi, je range à leur place ou mets un couvert pour ne pas interrompre un jeu, un dessin ou une lecture.

Là est mon rôle : observer et adapter l'exigence (toujours avec bienveillance et empathie, est ce nécessaire de le rappeler ...?); équilibrer curiosité-engouement et persévérance-concentration-effort.
Ici encore des outils peuvent aider : un minuteur, un réveil, un petit tableau dans la chambre avec la liste de ce qu'il y a à faire etc...tout ce qui peut permettre de visualiser le temps et de se l'approprier est valable et leur permet de gagner en autonomie.
Résultat de recherche d'images pour "mère poule"
Il y a le plaisir immédiat, celui là n'a pas besoin de notre intervention pour être découvert et apprécié de l'enfant et puis il y a le plaisir du résultat après l'effort, de l'obtention après la frustration (de même qu'il est de notre rôle d'apprendre à l'enfant à accepter les frustrations et à les utiliser de manière constructive plutôt que de les lui effacer), de la patience récompensée...et celui là a besoin d'être accompagné.



à lire aussi :

samedi 5 septembre 2015

Lectures offertes de la rentrée

Pour le matin
Avant de repartir avec nos chères vies de saints, nous lirons deux albums "Petit Berger".
Le premier raconte les apparitions de l'Ile-Bouchard (près d'ici). Merci aux cousines pour ce cadeau !
Petit Berger N°47
Le second est le dernier numéro sorti intitulé : ma journée avec Jésus. Je trouvais que le thème se prêtait bien au démarrage de l'année scolaire.
Ensuite nous poursuivrons avec la vie de Saint Jean Bosco (que nous avons aussi en BD).


L'après-midi, nous commencerons un cycle de contes de Grimm avant de reprendre la mythologie grecque puis nordique.

Le soir: nous avons enfin terminé Ivanhoé. Ce fut laborieux car nous avons eu de longues périodes sans lecture du soir. Nous avons commencé Le tour du monde en 80 jours, J Verne, un régal à lire ! Bien entendu, le récit nécessite quelques explications aux plus jeunes mais c'est réellement un plaisir à lire et à écouter !


Les lectures sont toujours choisies dans les textes originaux, pas de version abrégée !


Bonnes lectures !

Vive la non-rentrée !

photo trouvée ici

Et bien voilà, nous y sommes, l'automne pointe le bout de son nez et la reprise du travail aussi...pour autant que le travail se soit arrêté un jour...pas pour moi cet été en tout cas ... Cependant le simple fait de changer totalement de rythme m'aura fait beaucoup de bien !

Nous avons un peu de rab de vacances encore, puisque cette année, nous ferons notre rentrée officielle, le 15 septembre ! Et je réfléchis d'ailleurs, de plus en plus, à un calendrier qui prendrait une tournure différente pour les années à venir : grandes vacances de la mi-août à la mi-septembre...sachant que les mois de mai à juillet sont ponctués de ponts, de coupures diverses et variées comme par exemple les camps scouts.

Notre non-rentrée scolaire de cette année a été de loin la meilleure depuis longtemps! Organiser une sortie extra-ordinaire le jour où tous les petits et moins petits écoliers de France reprennent le chemin de l'école et en ressortent un cartable bien lourd est un luxe délicieux! D'autant plus délicieux que notre reprise sera effective le 15 septembre ! 

Cette année, nous avons au poulailler, 7 enfants sur 8 ! Seule ma numéro 2 reste scolarisée (en classe de 1ère ES pour cette rentrée). Voilà donc un peu trop de poulets à trimbaler notre bon vieux Zafira 7 places ! Notre scolarisée bénéficiant d'une rentrée décalée, elle a été associée à notre non-rentrée, non sans quelques plaisanteries au passage sur ce privilège auquel elle n'aurait pas dû avoir droit...!!!
Notre non-rentrée s'est donc faite en deux fournées...!
Première fournée : maman avec ses trois aînés (16ans, Tle au CNED, 15 ans 1ère ES scolarisée, 13 ans 4ème IEF) pour un après-midi au Bioparc de Doué-la-Fontaine.

Un pur régal ! Nous y avions fêté notre non-rentrée scolaire l'année dernière avec les plus petits, les grands ont eu cette année leur tour.

Deuxième fournée : papa, maman et les 5 autres poulets au zoo de la Flèche le lendemain...maman la chanceuse, aura eu deux tours de zoo en deux jours !
(Il en manque un, Arthus avait déjà filé...!)






Ce fut deux très bonnes journées ! Les enfants étaient aux anges ! Ce sont des sorties horriblement coûteuses que nous réservons exclusivement à la non-rentrée et que nous préparons quelques mois à l'avance...! Mais nous n'avons aucun regret !
Nous sommes rentrés fourbus mais contents ! Chacun a eu droit à une carte postale pour son cahier de voyage et à un joli crayon pour marquer le début d'année. Enfin nous avons rapporté, selon notre tradition familiale, un aimant-souvenir du zoo qui a trouvé sa place sur le réfrigérateur avec les autres de nos sorties et voyages précédents.
J'ai particulièrement apprécié de voir mes 3 ados impatients à l'idée d'aller au zoo et passer d'une cage à l'autre, heureux comme des gamins! Preuve que l'on peut avoir des ados aux joies simples éloignées des iphone, mp3, jeux vidéos, comptes twitter et facebook, et autres préoccupations qui seraient de leur âge et de leur génération...!